Journal de bord de John

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Ecthelion
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Journal de bord de John

Message par Ecthelion » mar. 2 oct. 2012 09:16

Peu après notre arrivée dans une ruelle d’une cité se nommant Métropolis et étant en état de guerre d’après du papier trouvé dans une poubelle (note : d’après les autres, cela se nomme un journal). Nous commençâmes à discuter entre nous afin d’essayer de comprendre ce qui se passait ou s’était passé. Je suis encore très confus et ne me souviens plus de rien. Je comprends lorsque les gens me parlent mais impossible de savoir de quel langage il s’agit. Quelqu’un, un adolescent qui dit s’appeler Jonathan, semble en savoir plus que nous. D’après lui, la réalité dans le couloir a été trop chamboulée et cela entraina notre envoie ailleurs et ce n’est pas la première fois que des événements étranges se passent autour de lui. Je ne comprends vraiment pas ce qu’il veut dire mais étrangement, cela ne me sembla pas farfelu… Dans tous les cas, comme moi-même, il ne se souvient pas de la façon dont il est arrivé dans la chambre mais il croit se rappeler qu’une psychiatre nommée Suzan Dawn désirait savoir pourquoi il faisait des « trucs bizarres » selon ses propres termes.

Note : Cette Suzan Dawn et le docteur Schrin ont probablement des informations sur moi. Essayer de les retrouver.

Le garçon proposa ensuite de nous trier en trous groupes. Le premier pour ceux qui aiment les « flingues » (qu’est-ce ?). Le second pour ceux qui se sentent à l’aise dans les hauteurs, aiment bien voler et se sentent à l’aise dans la vapeur (remarque : là encore, même si nous ne pouvons pas voler, l’idée ne me semble pas absurde…). Puis ceux qui aiment les trucs à l’ancienne, moins de ferraille, le vent dans les arbres, la sainte église. Ce dernier point semble me dire quelque chose. Je suis donc allé dans ce troisième groupe et un homme nommé Steve Ramley alla dans le premier. Lui aussi ne comprends rien à ce qui nous arrive. Par contre, deux autres personne, Jordan et Piran eux, semblent avoir une petite idée. Reprenant petit à petit mes esprits, je m’aperçu que nous n’étions que huit alors que nous étions plus d’une dizaine dans le couloir… pourquoi ? Les trois autres personnes se nomment Aren qui porte un type ayant les jambes coupées au niveau des genoux nommé Shemon et Butch. J’ai une impression assez étrange à propos de ce dernier. Ou cette dernière car je pense que c’est une femme se faisant passer pour un homme. C’est étrangement très convainquant car elle n’a rien pour se déguiser et semble très belle.
Afin d’en savoir un peu plus, je me rendis au bout de la ruelle qui débouche sur une avenue. Là, il y avait beaucoup de véhicules à deux roues, d’autre volant à quelques mètres de haut. L’air est bon, meilleur que dans la chambre. Il y a aussi des sortes de grandes armures métalliques avec des gens à l’intérieur. J’abordai un homme avec une barbe et un accent différent du mien. Il se nomme Henry Mc Adam je lui expliquai que je m’étais réveillé confus dans la ruelle, probablement suite à une agression à mon domicile. Il pensa que je faisais partie des hautes castes de la cité, je ne démentis pas. Il m’invita alors à déjeuner pour me remettre des mes émotions. Durant le repas, il me donna sa carte :
Arie du tarmac
Concepteur de rampes de lancement et de bases d’atterrissage.

Note : Cela me dit quelque chose.

et me dit que les ateliers ne se visitent pas. Cela semble être quelque chose de communément admit. Il me dit qu’il y a beaucoup de chose à faire dans les airs et lorsque je lui dis que je crois être un homme de livre, m’indiqua une bibliothèque à proximité. Après discussion, j’ai pu en tirer trois cents Hopes, qui sont la monnaie locale me permettant d’acheter des habits pour tout le monde.
Nous avons ensuite réfléchis à ce que nous pourrions faire. C’est Jordan qui le premier proposa quelque chose. Une intuition. D’après lui, nous devrions trouver une base militaire et voler une de ces choses navigant dans le ciel… Je ne comprends pas vraiment pourquoi mais je n’ai rien d’autre à proposer…
Lorsque nous retournons dans l’avenue, une sorte d’attroupement prenait forme et des voix sortant de boite noires sur les murs demandaient le retour du calme et de l’ordre ainsi que la prise de service immédiate pour toutes les « castes bleue ». Je me demandai si les autres comprenaient… D’après la voix, chacun devait garder son rôle pour le bien commun… j’en déduis que cela a un rapport avec l’état de guerre. Deux personnes vêtues de bleue se dirigèrent vers l’émeute un bâton à la main. Je ne l’avais pas noté mais nous sommes entre les émeutiers et ce qui semble être des forces de l’ordre. Nous nous précipitâmes dans une autre rue mais des émeutiers étaient encore présents. Trois hommes en bleues se ruèrent sur Jordan que nous suivîmes. Je courus vers celui tapant mon compagnon d’infortune pour le bousculer mais il ne bougea pas. La mêlée est générale mais les soldats ne semblaient pas affecter par les coups, ils ne bougeaient pas d’un pouce. J’essayai de retenir celui tapant Jordan. Je ne sais pas trop ce qui se passa à cet instant mais je senti le même flux qu’à proximité de la porte de la chambre et celui-ci semblait m’aider à retenir le garde. Avec l’aide de Piran, nous sortîmes Jordan de là, le faisant passer dans la foule puis passâmes aussi. Une fois derrière la marée humaine, nous reprîmes un peu notre souffle. Le chaos passé, je commençai à ressentir l'environnement autour de moi et, à mesure que la foule se séparait, je sentis un lien d'identité liant les personnes composant cette foule entre elles. Les forces de l'ordre aussi semblaient liées entre elles, quelque chose les unissant. Puis, bien que ne sachant pas d'où je viens, je sus que ce monde n'est pas le mien. De plus, je senti que nous attirions une attention spirituelle qui nous suivait, nous guidait.
Nous continuâmes ensuite à suivre Jordan jusqu'à ce que Jonathan appelle « parking ». Par là, il voulait simplement parler de quai où les navires volants sont arrimés. Les autres appellent cela des dirigeables. Ceux-ci ont des formes étranges, presque animales. Nous entrâmes dans l'un d'eux au hasard qui se nommait ChimExo7. Nous y entrâmes par une sorte de branchie et une alerte se déclencha. Pas dans le vaisseau mais à l'extérieur. Une alerte générale. L'intérieur présentait aussi des formes animales : le levier de pilotage ressemble à une glotte et une baie vitre permettant de voir à l'extérieur est faire de polygones, comme la vision d'une abeille.
Note : Lors de notre entrée, je sentis une variation temporelle même si je ne m’explique pas comment. Etait-ce dû à notre entrée dans le vaisseau ou plus en rapport avec l’alarme, je ne saurais le dire. En revanche j’ai le sentiment que nous avons fait un bon, petit ou grand, en avant ou en arrière. Et je sens que ceux en arrière sont les plus difficiles.



A compléter


Retour su terre :
Je me réveillai à nouveau dans un lit d’hôpital mais cette fois libre de mes mouvements, sans les stigmates des brulures subis durant la bataille. Etrangement, je savais que c’était avant les événements qui venaient de se passer et avais plus ou moins conscience des événements entre le « moment présent » et mon réveil attaché quelques jours plus tard. Comme ce que j’avais lu dans mon dossier médical et devant mon lit, j’étais perdu et désorienté. Je me souviens maintenant avoir changé trois fois de centres hospitaliers avant de finir attacher. Je crois que cela est dû à des « pannes » d’origines diverses autour de moi comme me retrouver dans un couloir au beau milieu de la nuit sans savoir pourquoi alors que j’étais enfermé dans une chambre ou des coupures électriques dans la zone. Dans la pièce où j’étais, au rez-de-chaussée, la porte était fermée et la fenêtre avait des barreaux. Il faisait jour. Je ne sentis pas de variation autour de moi si ce n’est celle qui m’avait amené là quelques minutes auparavant. Il y avait trois autres personnes dans les lits mais je ne les connaissais pas. Je réfléchi à la façon de procéder. Normalement, si mon destin était d’être attaché sur ce lit dans trois jours, peu importe ce que j’allai faire, je devrais y revenir pour ensuite être envoyé à Métropolis. Je décidai donc de m’enfuit en passant par la fenêtre. Et si le destin est joueur, alors au moins je serais libre. Peut-être il y a-t-il de bonnes raisons pour que je dois ici me dis-je pendant que je tordis les barreaux en utilisant du flux et passai par la fenêtre.
Je ressenti alors une nouvelle perturbation spatiale et des nœuds se faire et se défaire autour de moi puis me retrouvai dans une chambre à côté de Piran. La première chose que je ressentie fût le retour de la douleur due aux brulures. Je regardais alors mon bras gauche pour vérifier et vis que mes vêtements avaient de nouveau changé mais que je tenais l’anse du sac à main de l’infirmière dans ma main. Un long caban gris foncé, un pull noir en col roulé assez fin en laine et une écharpe grise très simple habillaient le haut de mon corps tant dis que je portais en bas un jean bleu foncé tenu par une ceinture noire dont la boucle est argenté et des souliers en cuir noir. A ma gauche, le fourreau d’un glaive était attaché, de même que celui d’une dague à ma droite. Je ne m’en étonne même pas… Je me sens d’ailleurs très bien dans ces habits. A mes pieds, l’obus que j’avais conservé…
Dans la pièce, tous les meubles étaient empilés dans un coin. Un petit miroir est orienté pour regarder vers la bouche d’aération et une autre forme un angle avec la vitre donnant sur l’extérieur. De celle-ci, nous voyons la ville de Baltimore (je l’appris quelques temps plus tard). La chambre est au sixième étage de l’immeuble et la fenêtre donne sur un escalier de secours. Il y a aussi deux portes. Une donne sur des toilettes et l’autre est fermée mais une clé est dans sa serrure. Ici, je ressens que le « goulet » comme Jonathan l’appelle (Note : Je trouve que ce mot ne représente pas vraiment ce que je ressens. Il faudra que je réfléchisse à un terme plus adéquat) est très fin. Je crois me souvenir que cela est souvent le cas près des sources de flux mais je n’ai pas l’impression que ce lieu en soit une.
Je me décidai à ouvrir la porte. Celle-ci donne sur une arche, une passerelle relativement taillée. Autour, tout es blanc, de même que ce côté de la porte qui présente simplement une poignée noire. Ce côté est dans l’Umbra, ce qui explique la finesse du « goulet ». Je repasse dans la chambre, laissant Piran de l’autre côté, ferme la porte puis l’ouvre quelques instants plus tard. Elle donne toujours sur le même lieu. Je pris la clé afin que nous ne nous fassions pas enfermer. Je senti alors que cette clé avait quelque chose de dimensionnel via sa résonnance avec une nature très dynamique et de spirituel afin de pouvoir exister au-delà de ce monde. De l’autre côté, mes vêtements deviennent une sorte d’armure de lumière tout comme mes deux armes ne semblent plus matérielles.
Nous marchâmes alors de ce côté du « goulet » le long d’un couloir tout droit, d’un blanc immaculé. Une porte se présente à son extrémité. A un moment entre le tunnel et la porte, je senti que nous n’étions plus dans l’Umbra mais dans un royaume. Piran frappa pour nous annoncer mais ne reçu aucune réponse alors je criais « Il y a-t-il quelqu’un ? ». J’entendis alors un bruissement venant du couloir derrière nous puis une présence autour de nous. Je sentis cette présence parcourir mes poches, mes mains puis se figer à côté de moi. Pourtant, je sens que sa forme naturelle est d’être mobile. Je compris qui cherchait quelque chose. D’instinct, j’utilise une langue étrange (énochien) pour le saluer.

Note : La connaissant parfaitement mais ne sachant pas dire son nom. Je ne peux que conclure que je connaissais cette langue avant mon amnésie. Or, cette langue m’est revenue instinctivement lorsque je fus confronté à cet être spirituel. Je pense donc qu’expérimenter le plus de choses possible devrait m’aider à comprendre qui j’étais.

Il cabriola ensuite autour de moi et répondit à mon bonjour par un bienvenu. Puis me dit que nous pouvons entrer dans le havre après que je lui demandai la permission. Lorsque je lui demandai si ce havre était le sien, il me répondit que non et je ressenti un étonnement de sa part suite à cette question. Puis il se déplaça à nouveau. Je lui demandai alors à qui était le havre. Je le senti à nouveau fouiller mes poches, mes mains ainsi que le sac de Piran puis il me répondit que le havre m’appartenait. J’ai brièvement pensé que ce lieu aurait pu m’appartenir avant mon amnésie cependant, il ne me connaissait pas. J’en conclu donc qu’il m’appartenait simplement car je possédais la clé. Je compris aussi que cet esprit avait pour nature de faire un petit nombre de choses. D’après lui, principalement écouter et répéter au maitre des lieux. Lorsque je le questionnai sur ses écoutes, il me dit qu’il avait entendu de grands bruits de batailles passées et à venir dans la caverne de l’écho qui était un peu plus loin.
Piran et moi-même décidâmes alors d’entrer dans ce havre. Je posais alors la clé contre la porte de la même façon que nous avions faite avec l’infirmière dans la chambre et elle s’ouvrit. Ce havre était en fait une chaumière. Un feu s’allumé à notre entrée, comme pour nous accueillir, deux chaises s’écartèrent pour que nous puissions nous assoir et les placards se fermèrent. Un seul resta ouvert où nous trouvâmes une seconde clé pour Piran. Une énorme empreinte dynamique a été volontairement insérée dans la majorité des objets de ce lieu.
Après quelques temps à inspecter ce havre, nous nous rendîmes dans la caverne de l’écho. C’est une grotte constituée d’un grade salle présentant un planisphère mouvant, évoluant, sur son dôme.
Note : Nous supposons qu’il est synchronisé avec les astres. A étudier.
Ici, le Psychisme règne et nous sentons que les magyes Spirituelle et Conjonctionelle sont favorisées.

Note : Fait intéressent, lorsque l’on marche dans une direction, on revient par la direction opposée.

La grotte est imprégnée de la personnalité de son créateur. Cela nous permet de sentir que sa résonance dynamique était immense et que le fait d’être simplement présent faisait qu’il en imprégnait les choses. Cependant, il (ou elle) nous semble aussi émotionnellement instable. Après plusieurs heures passé ici et à faire des allés et retour entre la chambre dans Baltimore et ce lieu, j’ai compris que je flux arrive vers le seuil de la porte et que plusieurs chemins pourraient nous y faire parvenir. Il nous faudra les découvrir.

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Corvos
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Re: Journal de bord de John

Message par Corvos » ven. 16 nov. 2012 21:28

Un royaume de poche, l’endroit idéal pour se planquer si les choses tournent mal, encore. Suffisamment de sorties différentes pour pouvoir échapper à quiconque tenterait de nous y retrouver, ce havre risque vite de devenir un lieu stratégique de nos vies. Il ne reste que John avec moi, les autres semblent avoir disparus.

Retour sur terre pour régler le cas de nos anciens compagnons d’infortune. Deux priorités qui se rejoindront tôt ou tard : retrouver ce docteur Shrin et Jonathan. Quelques heures de recherches pour rassembler une petite quantité d’information sur le bon docteur : ou bien ce mec est paranoïaque ou il n’existe pas vraiment dans ce monde. Côté Jonathan, le plus simple serait d’avoir accès aux informations contenues dans les fichiers des écoles de Baltimore. Coup de pouce des dieux, l’une d’elle a pour psychologue cette Susan Dawn, un début de piste à remonter.

On commence par se renseigner auprès des enfants qui trainent dans les couloirs pour avoir des informations sur celui qu’on recherche mais j’ai l’impression que nos visages ne leur reviennent pas trop, autant ne pas éveiller les soupçons.

Fini de jouer, rencontre avec Dawn qui ne semble pas nous reconnaitre, elle fait preuve d’une faible mémoire des visages lors d’un changement de contexte. L’entretien pourrait se passer d’une manière bien pire si John ne parvenait pas à la rassurer, elle assure passer un message de notre part à Jonathan si elle parvient à le recroiser, ce dont elle n’est pas sûre. Nous quittons les lieux sans trop d’espoirs mais soit, c’est mieux que rien.

On roule dans Baltimore quand on remarque cette voiture derrière nous qui semble nous suivre depuis un bon moment. Petit tour pour coincer celui qui nous file, on rentre dans une ruelle avant de ressortir en trombe pour tomber nez-à-nez avec sa voiture. Il panique et tente de fuir : peine perdue. Il prétend être un ami de Jonathan et avoir eu vent de notre désir de le retrouver, nous l’invitons à prendre un verre afin de partager nos informations.

Il s’appelle Mick, son truc c’est d’espionner un peu tout ce qui se passe et de rassembler des informations. Au-delà, c’est un sportif qui est suffisamment malin pour éviter de tomber à la merci des gangs, c’est toujours ça. Ce qu’il nous apprend de notre ami commun s’avère plus qu’utile, Jonathan serait parvenu à sortir des jeunes de gangs comme par magie, sa naïveté est amusante, et aurait l’appui d’un vieil homme qui trainerait près d’un parc où se jouent des parties d’échecs. John et moi sentons que Mick n’est pas un simple gamin comme les autres mais son éveil attendra encore un peu, une visite s’impose.

Mick peste qu’on le laisse en retrait mais il vaut mieux qu’il ne vienne pas perturber ce qui va suivre. Je force un peu la dose pour me préparer à une discussion qui pourrait déraper à tout moment. Même si ce n’est pas encore totalement effrayant, les changements sont biens visibles et à la limite du naturel mais soit. L’entretien tourne court, l’homme ne veut pas discuter dans ces conditions, il me rappelle que ce que je fais pourrait être pris comme une provocation et un second rendez-vous est pris le soir même dans le calme de ma boutique. Mick pourra y assister, cette fois-ci.

Les heures passent et nous tentons d’expliquer à Mick sa véritable nature, ce n’est pas gagné d’avance mais bon, il se range tout doucement à l’évidence, il fait partie d’un groupe d’élus et avec les bons mots et quelques démonstrations, il finit par nous croire. L’homme arrive accompagné d’un homme portant un trois pièces fortuné, une chevalière une petite décoration sur le revers de la veste (Seigneur Hécaton – Thanatos) et d’une femme (Mercy Weavers).

Après nous avoir permis de parler rapidement à Jonathan par l’intermédiaire d’un portable amélioré, ils se présentent comme étant les émissaires d’un conseil des mages de la région et nous demandent à tous d’accepter de porter un talisman durant une période d’un mois afin qu’ils puissent nous juger sur les actes que nous effectuerons durant ce laps de temps. Le deal est simple, soit on accepte et notre intégration dans la société des mages en sera facilitée, soit on refuse et nous resterons en marges de nos confrères. Le choix semble vite fait, même s’il est déplaisant.

Une fois tout ça réglé, nous reprenons la trace de Shrin qui est cité comme parrain de quelques thèses. Il semble être aussi une pointure en psychiatrie mais plutôt inaccessible ou discret. Aucune photo mais semble avoir enseigné là où Susan Dawn a fait ses études et à la même période.

Mail croisé de Jonathan qui dit aller bien même s’il se sent pisté par une organisation paragouvernementales qui souhaiterait lui ôter ses pouvoirs et de Dawn qui dit avoir tenté de faire passer le message à Jonathan.

Derniers renseignements sur Dawn, elle faisait partie de la confrérie Prométhée et son cursus n’est pas celui d’une simple psychologue d’école. Elle a obtenu une bourse privée en même temps qu’une autre personne qui, elle, continuera de recevoir des bourses d’une entreprise privée. Les hypothèses sont qu’elle a fait quelque chose qui a déplus et s’est vu remisée à un niveau bien inférieur à ses capacités ou bien elle sert de relai pour Schrin afin de détecter les enfants exprimant des dons précoces.

On tombe finalement sur une photo de Schrin qui date d’il y a 40ans, il ressemble au général de Métropolis, en plus jeune et favoris en moins. Tentative de tomber sur Schrin à l’université durant une soutenance de thèse, ça marche. Il place quelques mots à la fin, demandant aux étudiants présents de ne pas être conventionnels. Il croise notre regard et envoie son garde du corps, un molosse trimballant une mallette en métal à la main, proposer une rencontre. Elle aura lieu dans le parc de l’université. Il est triste de ce qui est arrivé à Métropolis, il nous questionne sur notre implication avant de finalement admettre que nous combattions côté-à-côté, aussi étrange que cela puisse paraître.

Il nous apprend qu’il était celui que nous avons vu nous battre dans le couloir avant d’être transporté dans son royaume d’horizon. Son ennemi était Sillas, un chercheur et dévoreur de Talents. Un effet visible mets fin à la discussion, nous acceptons de nous revoir le lendemain, pour que John et Johanna, la fille de Schrin, puissent se voir. Nous convainquons Mick de poursuivre un peu ses études dans ce lieu, et de nous prévenir si quelque chose de spécial se passe.

Le lendemain, John rencontre Johanna près du belvédère. Elle semble avoir perdue son âme. (Cf. Sujet John-Johanna.)
John passe un peu de temps avec Mick à s’entrainer.

Une soirée tranquille, nous sommes au magasin, un homme arrive, un habitué de nos rites Celtiques à la chantry. Il porte un homme blessé sur son dos et nous dit qu’il vient de le trouver ainsi dans une rue proche. Je le soigne et lui remodèle un visage décent, il reprend connaissance et nous raconte ce qu’il vient de se passer : il rentrait à sa voiture quand il a été attaqué par un gang bien connu du coin : le gang de la quatrième.

On contacte Mick, et je croise les informations que j’ai d’eux avec celle qu’il peut apporter. Il semblerait que le chef soit un afro nommé Big Daddy. On récupère Mick et on tente de tomber sur la bande avec John. On en repère rapidement 3, je sens qu’ils ne sont pas dans leur état normal et qu’ils semblent euphorique d’avoir mené une initiation à l’égard du plus jeune : probablement un viol. Je réprime mon envie d’aller aider la jeune femme qui doit se trouver dans l’immeuble et les file jusqu’à ce qu’ils arrivent à un parking.

John propose un plan, les attirer hors de la ruelle avant que je ne les percute en voiture. Ca marche plus ou moins et on fini de les rétamer dans la ruelle malgré les cris des jeunes qui se font passer à tabac et les gens qui, alertés par les cris, n’ont rien de mieux à faire que de filmer la scène. John clame qu’on est de la police et que tout ce qui se passe est légal. Etrangement, même moi il ne me convainc pas.

Les gamins sont entassés dans la voiture, le plus jeune crache rapidement le morceau à mesure qu’on lui met la pression. On le laisse entre les mains de Jonathan qui nous assure pouvoir tenter de le sortir de la rue. Les deux autres sont abandonnés inconscients dans une rue appartenant à un gang rival. J’aurai voulu les faire disparaitre dans les égouts, mais John semble s’y opposer.

On laisse rentrer Mick qui a eu assez d’adrénaline pour les prochains jours. Direction l’immeuble, on trouve rapidement le numéro de l’appartement de la victime. Elle semble sous le choc et peu encline à collaborer mais avec un peu de temps et de magie, elle fini par se trainer jusqu’à la porte et ouvrir. C’est une jeune femme typée Egyptienne. Son appartement et son corps empestent la drogue, c’est sûrement pour ça qu’ils l’ont choisie, une junkie. Dans le chambranle, un signe Egyptien qui m’est inconnu, à l’intérieur de celui-ci, uniquement visible une fois la porte ouverte, le signe de la vie dans la même culture.

On l’emmène avec nous, il serait dangereux de rester ici maintenant que les voisins commencent à réagir comme des gens trop curieux à défaut d’être civilisés. John se fait encore passer pour la police et nous sortons avec la fille, direction la boutique pour la remettre un temps soit peu sur pied. J’essaye de reconstruire un semblant de paix intérieur et d’occulter les ressentiments dû à ce qu’elle a subit mais je sens aussi que quelque chose ne va pas avec elle. C’est Jonathan qui nous éclairera en nous apprenant qu’elle sert de bétail à l’un ou l’autre vampire, sans doute l’Egyptien.

Elle avoue son désir de vengeance, et nous lui répondons qu’il est déjà en partie assouvi, le reste viendra peut-être. Elle nous remercie pour ce qu’on vient de faire pour elle. Ses conseils sont de fuir le coin et de se cacher. Elle nous donne également une série de mot à donner à son ami, si jamais il venait à débarquer en nous croyant ses ennemis : Ashtur Ankh Aneshta.

Ce qu’elle dit n’est pas idiot, on a sûrement dû se faire remarquer grâce à notre action de la nuit, mieux vaut rouler vers un endroit plus calme le temps que tout se tasse. Bowie semble un assez bon endroit pour se planquer, j’y connais un affilié des Verbenas qui pourra nous héberger un certain temps.

Nous roulons pour sortir de la ville, phares éteints et une sorte de boue sur les plaques d’immatriculations. Eviter les quelques patrouilles de police qui tentent de nous mettre la main dessus est presque un jeu d’enfant. Une nuit sur un parking, et puis la route, encore. On apprend en cours de route que la police recherche les justiciers de la veille, avec une belle vidéo de nous circulant sur le net. L’attitude des gens oscille entre mépris et admiration mais le plus emmerdant reste qu’on s’est fait clairement ficher.

Suite à venir.

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