Journal d'Erebus 4, tristes Duergars

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Spat
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Journal d'Erebus 4, tristes Duergars

Message par Spat » mar. 24 juil. 2018 13:49

26/07/18 : mystères mystères (an 1487, 5eme semaine libres).
Au réveil, une petite conversation avec l’aubergiste se révèle fort intéressante : « comment se soigner de ce mal qui nous empêche de respirer? » « vous voulez parler du Gracklloom ? Ça se soigne pas vraiment, à moins d’avoir de la magie. Ou ça s’arrête au bout de quelques jours, lorsqu’on meurt, hé hé hé. Ça vient des feux, des forges, ou bien du dragon »… s'en suit une expression en Commun des Profondeurs qui se prononce : « wɒt ðə fʌk » ? Un mal mortel, un dragon qui apparemment alimente le feu des forges ? Nous voila bien engagés.
On apprend aussi que le dragon rouge qui est dans la partie inaccessible de la ville est protégé et servi par les Gardiens de la Flamme, un ordre de prêtre dont le chef est Gartokkar Xandorn. Il pourrait soigner le Gracklloom, mais quant à le rencontrer et lui donner envie de le faire, ça s’annonce compliqué.
On reprend nos pérégrinations pour soit trouver un marchand qui vend un onguent guérissant le Gracklloom, soit repérer par où les Deroo peuvent bien s’introduire en ville.
Et voilà que les 5 orcs de la veille nous tombent dessus, juste à la sortie de l’auberge. Ils en ont après notre or bien sûr. On a à peine le temps d’échanger quelques coups bien sentis, Eau Calme en abat un, Yimir se transforme en araignée géante, et une patrouille duergar arrive. C’est la débandade. Yimir et Jimjar grimpent sur les toits, Eau Calme est trop rapide et arrive à s’enfuir sans être vu, et j’utilise ma Foulée Brumeuse pour me placer hors d’atteinte. Les orcs se font arrêter, bon séjour dans les geôles de Grackstugh.
On est séparé, donc je me dirige vers notre destination d’origine, le Bazar des Lames et l’échoppe de Ylsa. On s’y retrouve, tout le monde a eu le même réflexe. Yimir a pu tenter un sort en chemin pour se soigner ou pour trouver des rats qui se déplacent dans les égouts de la ville, mais à chaque fois sa toux interrompt l’incantation et la magie se perd dans un glaviot sanguinolent.
Ylsa nous dit que les remèdes au Gracklloom sont rares, hors de prix, et qu’en obtenir un prend des semaines. Il va falloir trouver autre chose. Peut-être arriver à quitter la ville en l’aidant, ou peut-être le marchand dont on a sauvé la vie nous aidera plus. On lui montre son portrait : « c’est Werz Saltbaron ». Décidément tout est compliqué dans cette ville délétère.
Werz a un bazar pas trop loin, on y va. On discute notre récompense pour lui avoir sauvé la vie. « Il n’y a pas d’honneur qui vaille envers un étranger ». J’incante quelques flammes pour l’impressionner. « wɒt ðə fʌk » à nouveau, 4 gardes du corps apparaissent, ils étaient invisibles. « Vous croyez que je n’ai pas pris de précaution après ce qui est arrivé ? ». Statu Quo, on obtient de sa part 4 petites gemmes d’obsidienne pour Solde de Tout Compte, et on part la queue basse.
Bon, explorons les parties moins fréquentées. Il ne nous reste plus que ça comme espoir de quitter la ville : aider Ylsa. On examine aussi les portes qui bouclent ce district pour voir si on pourrait trouver un moyen de passer, car la faille des Deroo est de l’autre côté.
On entend du grabuge derrière une des portes, et d’un seul coup « BOUM CRACK » la porte est fracassée et un géant gris de 7m de haut passe à travers. Il a l’air paniqué, il frappe tout ce qui est sur son chemin, nains, constructions, et fonce sur Yimir qui fait la brave. Ce géant a 2 têtes, et la 2nde a l’air d’avoir poussée anarchiquement, étrange. Yimir se tape sur les cuisses et hurle, en rage, puis se transforme en tigre. Le géant la frappe, le félin encaisse. Il va falloir le tuer, pas d’autre choix. Jimjar lui envoie une flèche en pleine tête, mon sort Nuée de Dague lui découpe la cuisse. Eau Calme reste en retrait, impressionné par la stature du monstre. La garde de la ville arrive aussi et lui assène des coups. Le géant écrase un nain d’une seule main, « BAM ».
Ma magie s’avère redoutable, une artère de la cuisse est atteinte et il s’effondre dans une mare de sang.
Le combat est fini, mais un 2nd géant arrive depuis le District Résidentiel et contemple les dégâts avec tristesse. Les duergars lui montrent du respect, c’est quelqu’un d’important. « nous avons sauvé la ville » dis-je en guise de préambule. Yimir engage la conversation. « Yimir ». « Dohrun » répond-il en commun.

23/07/18 : irrespirable (an 1487, 5eme semaine libres).
On se dirige vers l’Aiguille Fracassée. C’est un trou à rats dans une stalagmite évidée, qui s’est effondrée aussi. L’ambiance est pesante, des orques, quelques duergars. Toujours cette fumée, même si ici on est un peu à l’écart de la ville, plus près du Lac. J’achète des boissons fermentées (on dirait de la bière avec un peu d’acide), et des vers de terre qui croquent sous la dent, on a mangé pire. L’hostilité du patron nous ferait pleurer si la fumée ne s’en chargeait pas déjà.
Bon le marchand ne vient pas, on se sépare, Jimjar et moi on va compléter nos emplettes, Eau Calme et Yimir attendent encore. Yimir a l’air d’aimer la bière, un peu trop si ça se trouve. En sortant, 2 duergars de la Taverne se jettent l’un sur l’autre, en rage. Personne n’intervient, tout le monde s’écarte. Même les orques restent calmes, juste des paris sur le vainqueur. Jimjar essaie de parier avec les orques, le fou il sort 2po. Les yeux des orques s’arrondissent : il sent que ça va dégénérer et il remballe vite fait, en disant aux orques « trop tard, le combat est déjà fini ». Effectivement un des duergars est assommé. Voila que les 2 nains se calment d’un coup, et même le vainqueur est hébété, il n’a pas l’air de comprendre ce qu’il a fait. Il relève son compagnon. Ça ressemble au coup de folie que Sarith nous a raconté et qui lui a valu d’être emprisonné avec nous il y a maintenant si longtemps.
On sort, on se cache pour voir si les orques nous suivent. Non, ça ne bouge pas, apparemment les prisons de Gracklstugh font peur à tout le monde. On achète des vêtements pour les 3 esclaves, qu’ils puissent s’habiller normalement. Aïe, Jimjar repère dans le marché une elfe drow qui s’intéresse à nous. On dirait une mercenaire. On essaie de voir si elle nous suit, mais on la perd.
Tant pis, on retourne chercher nos compagnons à la taverne, toujours pas de trace du marchand qu’on a sauvé. Bon, on se dirige vers l’auberge Ghohlbrorn, le seul endroit où les étrangers peuvent dormir. En chemin je repère l’elfe à nouveau. Je m’éclipse discrètement, me rapproche et je la sonde avec un sort de Détection des Pensées. Elle a bien pour mission de nous trouver, et elle travaille pour les drows de Velkynvelve. Mais elle ne nous suit pas particulièrement pour l’instant, elle sait surement où nous trouver.
On arrive à l’auberge, plutôt une caverne avec des alcôves creusées en guise de chambre. Et toujours cette fumée, Eau calme et Yimir commencent à tousser sérieusement.
En chemin, on a essayé de prendre quelques renseignements auprès des marchands et du tenancier de l’auberge, malgré cette hostilité toujours évidente : personne ne nous renseigne sur Werz Saltbaron, mais on apprend que les Deroo sont nombreux, et vivent cantonnés dans un ghetto au fond d’une faille au centre de la cité. Impossible d’y accéder sans passer les portes du quartier Duergar, ça se complique. Mais apparemment certains deroo arrivent à venir jusqu’au district du Lac sans passer par là, il doit y avoir des passages plus discrets inconnus de la garde. Yimir nous dit qu’elle va essayer demain de localiser des rats et de leur parler pour savoir si il y a des passages sous la ville. Espérons qu’elle y arrivera car elle passe notre pause à tousser et cracher du sang, comme Eau Calme. Ils sont épuisés quand on se lève.

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