Les personnages-joueurs

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Jérémie
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Les personnages-joueurs

Message par Jérémie » lun. 6 mai 2013 11:24

Père Gabriel
Ambiance
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Apparence

Un homme mûr, entre 30 et 40 ans selon la difficulté de sa vie. Grand de ses six pieds, il est plutôt maigre, se déplace maladroitement avec le bruit caractéristique d’une jambe de bois. Chauve, la peau claire malgré le soleil des Indes, les yeux marrons forts sombres, son physique est visiblement faible. Sa présence est autre, un regard profond qui perce au cœur des âmes, la stature des gens de qualité même si ses manières simples et proches de tous tranchent avec cela, et une voix profonde qui communique avec ses aisances ses idées et émotions.

Son souffle est parfois rauque, mais sa voix est un outil bien affûté capable d’appeler et de marquer tout un chacun. Son front souvent plissé, quand il s’adresse à vous il vous regarde droit dans les yeux avec force et simplicité, mais sinon son regard se fait souvent pensif et son visage quelque peu triste… quand il prêche ou tient cérémonie son visage s’éclaire alors, son regard se fait hanté du Saint Esprit, et une lourde veine derrière sa tempe gauche bat à l’unisson des chants.

Tout de noir vêtu, il porte la soutane romaine du curé catholique traditionaliste qui laisse apercevoir un pied plus propre que celui d'un marin et un pied de bois simple et fonctionnel. Un chapeau rond à larges bords remontants peut le protéger du soleil ou de la pluie, et quand le temps se couvre une douillette cirée avec rabats des épaules façon manteau l'en protège.
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Ses affaires prennent quelque place, un sac de cuir tout simple mais solide, une bourse de de cuir blanc de qualité fort ancienne, et un grand coffre ornementé et doré du Christ crucifié qui semble fort lourd.

À bord du Délivrance, il va nu-pied (au singulier donc), faisant parfois ajuster par un charpentier son pied de bois aux rigueurs du pont mouvant. Il garde sa soutane romaine, noir et serrée, même sous un soleil de plomb. Et il ne quitte jamais son col romain, qu'il lave régulièrement du mieux qu'il peut.

Lors des cérémonies, intimes ou publiques, il rajoute sans se plaindre à sa soutane une ou plusieurs couches de robes, tuniques et écharpes liturgiques, qui semblent forts inconfortables aux marins.

Il travail soit dans la petite salle des compas sur le pont, ou dans la chapelle et presbytère qui se trouve derrière.

Historique
Spoiler :

Départ de Brest

Portant l'accent local des gens de Bretagne, mais avec une diction d'érudit, il a pris voyage sur l'Espadon de Monsieur de Clichy où on lui a confié le poste d’aumônier de bord, et on l'a également charger d'aider le chirurgien Rémy de Saint Marc et de garder un œil sur lui vu son état de bagnard.

L'on a vu le contenu de son grand coffre à la Croix, en fait un tabernacle de voyage, contenant une quantité impressionnante de matériel liturgique. Il est resté discret lors des assemblées, à l'exception des messes du dimanche bien sûr, légèrement en retrait et pourtant déjà partout sur le navire et connaissant déjà plusieurs marins.

Lors de l'horrible affaire menant à la fin de M. de Clichy, on a pu voir son corps faible, ses mains qui tremblent, et sa toux très présente dès le moindre effort. Mais cela ne vient pas des nerfs, il a au contraire les nerfs solides, sait garder la tête froide lors des situations difficiles et a su prendre en charge les hommes avec grand naturel. S'il n'est pas chirurgien, ses mains le trahissant, il a visiblement été formé à la médecine universitaire, et a une certaine connaissance des plantes et des simples. L'on a aussi pu voir que seul son pied manque, et non la jambe entière.

En mer, l'on a bien vu le terrien. Certes, avec assez de sagesse pour savoir qu'il ne sait pas, mais à sa démarche il n'est probablement jamais monté sur un navire. Il passe beaucoup de temps à se cogner, glisser, tomber, lâcher ce qu'il avait en main, se tenir comme il peut. Probablement pas aidé par sa soutane serrée, et son pied de bois.

Il mène son office d'aumônier avec simplicité, ouverture, presque une certaine tendresse, mais la fermeté n'est jamais loin quand elle est nécessaire (et uniquement dans ce cas là). Il passe de nombreuses heures à discuter avec les marins de toutes origines et positions, et à tendance à les appeler par leur prénom plutôt que leur surnom.

On l'a parfois entendu parler de météorologie et de navigation en termes très simples, mais qui jusqu'ici ce sont toujours avérés exacts.

L'évènement le plus particulier depuis son arrivée est la communion pour Frédérique (dit Bichon), orchestrée avec naturel et pourtant efficacité, qui est survenue juste avant que ce dernier reprenne conscience. Nombreux sont les marins qui parlent de miracle, le père Gabriel a réfuté toute forme de vrai miracle ou de magie (impie!) et refusé les remerciements à son endroit. Il a au contraire loué le chirurgien-major de bord, et la foi des amis et marins de l'Espadon venus prier, et bien sûr loué l'action du Seigneur ; en refusant avec fermeté toute action de sa propre part autre que le simple ministère de son sacerdoce.

Arrivée dans les Indes occidentales

Gabriel pourtant simple terrien de son propre aveu, s'est très bien habitué à la vie à bord. Tellement bien qu'il doit avoir du sang de marin dans les veines, ou être particulièrement doué pour cette vie. Ceci dit, il est bien aidé par son poste, enfin ses postes. En assistant le chirurgien il n'a que peu de choses à faire, surtout des contacts humains et de l'écoute qu'il fait déjà de part son poste principal d'aumônier qui demande du travail mais lui donne l'opportunité de discuter avec tout un chacun souvent et quand il le souhaite. Il n'est pas soumis aux quarts de bord, et reste en-dehors de la chaîne usuelle du travail, ce qui lui laisse beaucoup de temps libre.

Il est probablement celui qui a le plus tenté de prévenir la fourberie du second De Jarnac ou de la folie du capitaine De Sailly, et au début à limiter la colère pourtant justifiée des marins. Mais lorsque les vilains refusèrent de revoir leur conduite, et que la vie et l'âme des 200 marins et 50 fusiliers va être forfaite, si Ange est le cœur de la mutinerie du navire il en devient l'âme. En préparation de cela, il parle avec tous à bord de l'Espadon, un par un, sauf les rares qui lui claquent la porte au nez comme le cambusier ou le capitaine. Il est aussi celui qui s'assure que chacun communique sur les conditions de vie, assistant chirurgien comme coq comme maître d'équipage à rendre la vie à bord la moins difficile possible. Il prend même en charge une partie de son organisation, quand les têtes pensantes comme De Lusignan ou De Madaillan se perdent sans vrai plan, ou prennent trop de temps à tergiverser. Très bien conseillé par les marins d'expérience, et par ces deux nobles marins et militaires, un plan est formé. Mais plus que cela, il s'assure que chacun à bord comprend les risques d'une vie de mutinés et de pirates, et le pourquoi de cette mutinerie. Pas contre quelqu'un, pas pour l'honneur, ni la gloire, ni l'argent, ni l'orgueil, mais pour l'amour du Seigneur Tout-puissant et l'amour de ses frères marins. De plus, il est le gardien de la chasse-partie intérimaire. Il est aussi celui qui perce à jour les faux-semblants, recommandant le plus la méfiance et se protégeant de la trahison. Point assez, malheureusement.

Après des offices qui montent de plus en plus en intensité dans les derniers jours, il est celui qui lance proprement dit la mutinerie avec un discours enflammé qui renforce les cœurs de chacun, et appelle la bénédiction de Dieu sur les mutins. Bénédiction tellement puissante que tout le début de l'action se passe sans encombre selon le plan, les actions ponctuelles bien menées par les meneurs Lossec, Bichon, De Lusignan, De Madaillan, De Vercourt. Mais la trahison d'un vil et infâme transforme un plan huilé en boucherie, heureusement sauvé par l'intervention de tout un chacun inspiré par le divin souffle de l'Éternel bienveillant.

La mutinerie est une réussite, et une preuve de plus du regard proche de Dieu sur cet équipage.

L'on a vu Gabriel toujours aussi bon meneur d'hommes lors de la mutinerie, au niveau des meilleurs, malgré son handicap de terrien. Pas toujours le plus rapide lors des rebondissements, il compense par une préparation minutieuse qui essaie de voir toutes les facettes d'une situation avant l'action : plusieurs fois des catastrophes ont été évité par ses propres ordres donnés à part avant même que le problème se présente.

Et tout cela a été fait lors de a mutinerie alors qu'il était parti dans une transe folle, tremblant, les yeux révulsés, tenant à peine debout, soutenu par deux marins –Nicolas qui donnera sa vie pour le sauver de la mâture abattue, et Étienne qui reste à ses côtés– parfois même la bave aux lèvres, marmonnant des choses difficiles compréhensibles entrecoupées de quelques ordres d'une voix de stentor qui couvre le bruit des explosions et la mutisme de la terreur.

Il semble aussi être le seul à avoir pensé à « l'après » et donne d'office des postes temporaires aux mieux armés pour les remplir, prenant celui de maître-pilote et traçant une route pour s'échapper du pirate traitre Charles Vane alors que la plupart des autres sont toujours à différencier le bâbord du tribord quand l'adrénaline retombe. Route tracée efficacement, ce qui surprend certains plus distants qui n'avaient pas déjà entendu ses remarques ou commentaires érudits en la matière lors de la traversée vers les Indes occidentales.

Délivrés
Élu au Conseil représentant l'équipage libre, il l'est également aux postes d'aumônier général et de maître-pilote. La chose ne l'a pas changé, il reste simple même si ses journées sont bien chargées par le surcroit de travail qu'il se donne. Sans l'afficher, il se montre parfois capable de grande roublardise et de vision politique, mais toujours au service de Dieu, du navire et de l'équipage. Quand ce dernier est attaqué, mis en danger, ou trahi il se montre alors terrible, et totalement implacable envers les suppôts du Démon qui font cette erreur.
Modifié en dernier par Jérémie le ven. 20 déc. 2013 04:29, modifié 8 fois.
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Namtarou
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Re: Bordée première, les acteurs

Message par Namtarou » mer. 8 mai 2013 23:18

(Message en travaux, faut que je trouve des illustrations satisfaisantes)
Olivier Henri Belon de Lusignan
Apparence

Un homme à l'apparence encore jeune, âgé d'une bonne 20aine d'années, ou d'une petite 30aine selon le point de vue. La peau hâlée par le grand air, il porte l'uniforme réglementaire de la marine française mais malgré son origine noble, se passe de perruque, affichant une chevelure noire tressée en natte. Il est d'une taille moyenne, ne semble pas particulièrement musclé ou costaud et si il présente un léger embonpoint vestige des derniers mois passés à terre, il les perdra rapidement une fois à bord.
Il se montre généralement taciturne, sauf quand on aborde un sujet de conversation lié à la mer et à la marine. A ce moment là, ses yeux s'éclairent et il semble en proie à une flamme intérieure qui le métamorphose. Cette passion semble néanmoins se teinter d'une certaine ironie dès que l'on aborde le fonctionnement de la hiérarchie à bord d'un navire.
Il est monté à bord avec un sac de marin ne contenant que des vêtements de rechange, quelques livres ("Le maistre d'armes ou l'exercice de l'épée seule" par André Wermesson de Liancour, "Le livre du courtisan" par Baldassare Castigloine et "Le prince" par Machiavel) et divers souvenirs de son passé.



Historique
Spoiler :

Gentilhomme issu d'une bonne mais petite famille, il a été envoyé servir sous les ordres de Monsieur de Clichy à bord de l'Espadon, où il a obtenu le poste de 4eme lieutenant. Pendant ses premières heures à bord, il s'est fait un devoir d'essayer de lier connaissance avec les autres membres du commandement.
Lors de l'horrible soirée, il s'est montré un duelliste froid et appliqué, prouvant en exécutant son premier adversaire d'une botte de quarte basse foudroyante que la précision d'une attaque pouvait compenser un physique reconnaissons le peu développé. Il s'est également montré enclin à une certaine brutalité face aux attaquants mais disposé à se ranger à l'avis de l'Eglise représentée par le père Gabriel.
3 juillet 1718, au large de Saint-Domingue, Caraïbes :
- M de Lusignan, capitaine élu à bord du délivrance, est tombé gravement malade. Il semble souffrir de la fièvre jaune et ses jours sont comptés.
Membre du comité de protection du mode texte.

Ecthelion
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Re: Bordée première, les acteurs

Message par Ecthelion » jeu. 9 mai 2013 16:32

Jean-François de Madaillan
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