Le journal de Bogdan

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bashar31
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Le journal de Bogdan

Message par bashar31 » dim. 25 oct. 2009 15:23

Bonjour,

C'est ici que votre personnage tiens son journal intime.
Il y raconte sa vision personnel du monde.
Sachant que ce journal peu être lu votre personnage peu omettre volontairement certains détails.

Pour une meilleur lecture de ce journal votre personnage tient à jours le numéro du scénario.

bashar31

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Cerber
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Re: Le journal de Bogdan

Message par Cerber » mer. 4 nov. 2009 21:39

Je m'appelle Bogdan Radovic est ma vie n'a pas toujours été d'un beau rose dont rêve les jeune filles.


Je suis le fils d'un immigré serbe et d'une française. Ma mère nous a quitté très rapidement et mon père a toujours su s'occuper de moi du mieux qu'il a pu le faire. Mais, la rue fut ma meilleure éducatrice.
Avec elle, je devins un filou, un rebelle et pour finir un voyou. Les connaissances que j'acquis me firent remarquer et j'intégrais très rapidement une "famille". Je n'aime pas tellement le mot de mafia. Je préfère celui d'organisation. Mon organisation était spécialisée dans le rapt et les affaires étaient rutilantes.


Ma dernière mission était de récolter le maximum d'information sur une femme d'affaire japonaise en visite sur Toulouse. C'est là que ma vie parti en quenouille ... une sacrée quenouille. Mon organisation vola en éclat, un être cauchemardesque qui décapite mon commando, une guerrière japonaise invulnérable, des prêtres militaires, des francs-maçons, un prieuré blindé, mon amie enlevée, des vampires, des loups garous, de la métamorphose, de la téléportation, des paladins ... et au final, je me retrouve à jouer ma survie avec un groupe que je voulais combattre.


Je ne suis pas sur que vous allez penser que je suis sain d'esprit.

Moi-même, je me suis posé la question au tout début. Ce mauvais rêve va-t-il enfin prendre fin ? J'espérais de toutes mes forces que j'allais me réveiller dans mon appartement douillet de la banlieue chic de Toulouse. Malheureusement, cela était bien réel. D'ailleurs, je n'en voudrai à personne de prendre ce récit comme un conte d'aventure plutôt que comme une réalité.

Je ne rentrerai pas dans les détails de ce que je viens de relater car c'est à partir d'un des derniers évènements que j'ai décidé d'écrire ces mots. Il s'agit d'un évènement tellement improbable, incroyable qu'il méritait bien ce journal.

Hors donc, bien occuper à survivre, à vouloir savoir qui pouvait bien être derrière toute cette machination, je me décidais à rencontrer mon ami Marc Flament, le gérant du "Blue Point", une boite sélecte de Toulouse. Je fus arrêté à un barrage de police. Les pandores trouvèrent dans ma voiture le corps du gouverneur de Toulouse. Quelle ne fut pas ma surprise !!! Je n'avais bien entendu rien à voir avec ce meurtre. Je n'aurai pas été aussi stupide de me balader avec ce corps dans une bagnole alors que nous savions que toute la police toulousaine était sur les dents suite à la disparition de ce notable.
Bref, les flics ne voulurent rien entendre. On ne peut décemment pas leur jeter la pierre. Mettez-vous deux minutes à leur place. Je fus donc emmené manu militari. Mais quelque chose clochait dans tout cela surtout quand l'un d'eux me mis carrément une cagoule sur la tête et que je fus bâillonné. Trainé par mes gardiens, je me retrouvais dans une cave dans laquelle on m'attacha à une espèce de chaise électrique. Je n'en menais réellement pas large. Je ne suis pas un réel adepte du masochisme. D'autant plus que la jeune femme blonde qui me faisait face semblait aussi belle que cruelle. J'essayais de ne pas perdre contenance en lui balançant quelques vacheries … mais c’était peine perdue. Elle me connaissait bien. Elle parvint à m’affaiblir en me balançant quelques décharges. Je n’avais pas voulu m’échapper de suite car je voulais glaner quelques infos. Bien mal m’en pris. Quand elle me fit découvrir ses crocs, je lui dis que je connaissais un bon dentiste qui aurait pu lui arranger cela. Elle m’attrapa avec une force tellement incroyable que je ne pus pratiquement rien faire. La douleur de la morsure s’estompa rapidement et je fus envahi d’un bien-être inouï. Je sentais mes forces me quitter petit à petit … je mourrais. Je le savais. Puis, ce fut le néant.

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Cerber
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Re: Le journal de Bogdan

Message par Cerber » ven. 6 nov. 2009 20:39

Le noir … le noir total. Une présence au dessus de moi mais je ne vois rien du tout. Je ressens simplement. Suis-je devenu une entité immatérielle? C’est cela la mort ? L’envie de rejoindre cette présence et mon corps sort de la terre. Complètement ébahi, je m’arrête dans mon effort. D’ailleurs, je n’ai fait aucun effort pour sortir de la terre. C’était plutôt fusionnel. Je ne ressens aucune douleur ou courbature. Je regarde autour de moi et je vois un lapin … la fameuse présence. L’autre moitié de mon corps est encore dans la terre. Incroyable. Ils ont cru que j’étais mort et mon enterré vivant. Mais je suis toujours vivant … ce mot résonne encore dans ma tête. Je jubile. Mais, subitement, je ressens que quelque chose a changé en moi. Le lapin qui s’est éloigné, je le vois et je perçois facilement son odeur et le moindre de ses sons. Mes sens sont exacerbés … je perçois d’autres bruits, d’autres odeurs en provenance de ce bois. Incroyable.

Je finis de sortir de terre. Tous mes sens sont en alerte. J’ai faim. Je perçois l’odeur d’un bon repas. Je m’approche habillé d’un simple caleçon. Deux pauvres hères me font face mais ils ne m’ont pas senti approché. Je suis attiré par eux … j’ai soif. Ma faim est différente. Je me jette sur l’un d’eux et je lui plante mes crocs. Je sens que mes forces me reviennent. Je bois son sang goulument. C’est bon. Je fais de même avec son copain. Finalement, je ne suis plus vivant. Je suis devenu un vampire et je le dois à cette femme. Un mal pour un bien ? Je ne m’attarde pas trop sur la question. Je suis ce que je suis et je vais m’attacher à ne pas mourir définitivement. J’enfile les vêtements de l’un des clochards pour passer un peu plus inaperçu. Quant au second, je ne contrôle pas encore cette nouvelle situation … j’ai bien failli le tuer. Je le charge sur mon dos et je m’attelle à lui trouver un endroit où l’on pourra le soigner. Le problème, je ne sais pas où je suis.

J’avance dans cette forêt. Je perçois réellement tout ce qui se passe au tour de moi. Puis, une odeur animale se fait plus présente et pressante. Un cougar me fait face. Nous nous toisons et nous jaugeons. J’arrive à communiquer avec lui. Il va m’emmener vers le repère des « hommes » mais en échange il veut une récompense. Ce sera un cerf. Tope là mon ami à quatre pattes. Je lui emboite le pas et rapidement, il m’amène à une ferme. Là, je me débarrasse de mon encombrant paquet devant l’un des gardes de la ferme tout en lui disant qu’il lui faut des soins. Puis, je tiens ma promesse vis-à-vis du cougar. Je suis un homme de principe même envers les animaux. D’ailleurs, ce sont bien souvent les seuls à ne pas vous décevoir.

Alors que je m’attache à vouloir regagner la base des « glisseurs », je ressens en moi un mal être. Je ne parviens pas à découvrir ce que cela peut bien être. J’ai beau regarder autour de moi, je ne vois rien. Cela m’angoisse quelque peu car cela se fait de plus en plus oppressant. Alors que j’avance et que l’aube pointe à l’horizon, je comprends ce dont je souffre. Le jour arrive et mon être me pousse à trouver un abri. Mais, je ne vois rien aux alentours proches. Tout comme j’avais appris à me téléporter, je repense alors aux leçons prodiguées par Sakura. Je me concentre suffisamment et je parviens à m’enfoncer en terre sans le moindre effort. Je sens mon corps se diluer comme des petites bulles et atteindre une profondeur qui m’apparait salvatrice.


Ma première nuit de vampire. Homérique, même si je sais au fond de moi que cela ne fait que commencer ...

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Re: Le journal de Bogdan

Message par Cerber » ven. 6 nov. 2009 21:03

Mon réveil n’est maintenant plus une surprise. Je sors de terre sans me poser la moindre question métaphysique. Comme la veille, mon idée est de regagner la base des « glisseurs » même si j’ai un doute sur le fait que je puisse y entrer. La matrice va certainement percevoir le changement opéré. Mais, il faut bien commencer par là. De toute façon, je laisserai un message à mes compagnons pour pouvoir les retrouver.

Le chemin est long jusqu’à ce refuge et je me mets en chemin immédiatement. Après quelques heures, je tombe sur un barrage de police … enfin, je suis tranquille car ils ne peuvent me voir d’ici. Mais, je perçois également la présence d’un être qui se dissimule à la vue de ce barrage. Son odeur est différente des humains. Serait-ce l’un de ceux qui m’ont transformé ? Je me décide à le poursuivre pour le rattraper mais il faut passer ce barrage établi sur le pont qui enjambe la rivière. Je m’approche de la berge et je la saute aussi facilement qu’un enfant jouant à la marelle. Stupéfiant. Mais bon, je n’ai pas trop le temps de m’attarder, l’un des flics a du m’entendre ou alors était en train de pisser dans le coin. Les voila qui s’excitent et me demandent de m’arrêter. Ils peuvent toujours courir. Ils ont beau tirer dans ma direction, ils ne me reverront pas. Hasta la vista baby !!!!


Avec tout cela, j’ai perdu la trace de l’autre. Il me faut quelques heures pour la retrouver. Par chance, il va dans la même direction que moi et vers le refuge. Cependant, j’ai beau être rapide, je perds encore sa trace jusqu’à un campement de gitans. Je sais maintenant qu’il est là car je le ressens. Il est tout proche mais invisible. Je m’accroupis tout en maintenant la main au sol. La force tellurique me permet alors de le distinguer dans la nuit. Il est là … tapis dans l’ombre à quelques mètres. Je fonds vers lui comme le lion sur sa proie. Au moment où j’arrive sur lui, ALDEBARRAN se matérialise devant moi me laissant incrédule. Après qu’il m’eut raconté son incroyable histoire, nous ressentons tous les deux une force terrible dans ce camp. Notre instinct nous demande de nous en aller et d’aller trouver refuge à notre base. Nous ne cherchons pas à en savoir plus. Nous partons de concert.


Arrivé à la base, nous nous dirigeons vers l’ordinateur et la matrice. Bien entendu, cela ne fonctionne pas. Nous nous en doutions. Cependant, nous tentons notre chance à tour de rôle et soudain, le miracle. Cela s’ouvre et nous nous retrouvons dans notre refuge. Nous sommes accueillis par FENAELLE. Mais, ce n’est plus la même petite fille que nous avons quittée. Il s’agit d’une jeune femme. Elle nous explique qu’elle s’est alors fusionnée avec la matrice sachant que nous reviendrions vers elle. Cette fusion lui a permis de modifier la matrice afin de nous accepter. Pour nous aider à trouver refuge, elle s’est donné la mort. Car maintenant, il s’agit d’un hologramme de FENAELLE. Elle nous apprend cependant que nous ne sommes pas les seuls dans la base. ZOORHIE est arrivé un peu avant nous. Comme quoi … tout peut arriver dans ce monde étrange. Même ZOORHIE peut avoir de bonnes idées.


Par contre, où est passé RONNIE ? Fenaelle nous indique qu’il n’a pas donné signe de vie depuis les évènements qui nous sont arrivés. Elle ne sait pas où il peut bien être. Il est temps d'aller se reposer. Nous verrons cela ce soir.

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Re: Le journal de Bogdan

Message par Cerber » ven. 6 nov. 2009 21:48

C’est ainsi que se termina la deuxième nuit dans un endroit beaucoup plus sécurisant. Il faut dire que le simple fait de se retrouver dans un endroit familier permet de se reposer bien plus facilement. Le réveil fut agréable.

Je retrouvai Zoorhie et Aldebarran. Chacun y allait de son histoire sur les différentes façons dont nous fûmes vampirisés. Puis, vint les tergiversations sur comment retrouver Ronnie et notre existence de vampire … du blabla, blabla et re blabla. Aldebarran, tout comme moi, acceptions le fait d’être vampire alors que Zoorhie se posait des questions existentielles digne d’un pseudo psychologue, médecin légiste et apprenti généticien en 10 leçons que j’ai failli occire. Je dis bien failli car DIEU dans sa grande bonté à tout fait pour que je n’y parvienne pas, y compris m’envoyer dans le passé tout en m’habillant comme un bouffon. Une histoire que je vous raconterai certainement une autre fois. Bref … j’étais d’avis d’attendre, à la base, le retour de Ronnie. Et, comme par magie, c’est ce qui se produisit. Lui, également, nous raconta ce qui lui était arrivé et sa découverte à l’ancienne caserne des pompiers.

Nos scientifiques et intellectuels du groupe s’affairèrent à ce qui leur paraissaient essentiels tandis que je m’entrainais à découvrir les animaux. Puis, las de faire toujours la même chose, je m’enfermais dans ma chambre avec l’un des plus grands chef d’œuvre de la littérature enfantine « Pif magazine ». Après avoir fini une des grandes aventures d’Hercule le chat, je ressens une petite faim. Il est temps d’aller se nourrir.

Je pars avec Aldebarran à bord de la voiture volée par Ronnie. Nous sillonnons la campagne jusqu’à un barrage routier. Toujours la police. Ben tiens … le vla notre déjeuner. Qu’est-ce que tu en penses Al ? Aussi courageux qu’un pot de chambre, je parviens à convaincre mon alter ego. Chacun de notre coté, nous attirons l’un et l’autre un flicard en jouant les soulots. Le stratagème fonctionne. Je me repais de mon flicard. Cela m’a changé du fluide anisé de mon clochard. Je le déshabille. Un uniforme de flic, cela peut toujours servir pour la suite. Par contre, Al n’a pas assez à bouffer. Il lui en faut un autre. Il le bouffe et je décide de l’assommer pour ne pas qu’il donne l’alerte trop rapidement. Manque de bol, ou alors, il s’agit encore d’un coup de DIEU, voila que je lui défonce le crâne sans le vouloir. Sans soin, il va crever le poulet. Bon, c’est pas très bon d’avoir toute la maison poulaga aux fesses … habillé comme le flic, je me dirige vers le dernier restait au barrage. Je le menotte au volant et j’appelle les secours. Il est maintenant temps de filer à l’anglaise et de retrouver la base.

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