Héros, canailles, légendes et autres faits édifiants dans le Dodécaèdre

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picte
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Héros, canailles, légendes et autres faits édifiants dans le Dodécaèdre

Message par picte » lun. 19 nov. 2018 23:08

L’ESCRIME

Le style pratiqué dans les cités Consulaires dérive de l’escrime elfique. Elles privilégient le combat à deux armes, l’une pour l’attaque et l’autre pour la parade, avec de nombreuses manœuvres virevoltantes, feintes acrobatiques et pas chorégraphiques. L’usage de la cape et du chapeau en fait partie. Les académies d’escrime sont fréquentes dans les villes, car savoir tirer l’épée fait partie de l’éducation des jeunes gens. Il s’agit souvent d’une simple salle d’armes où enseigne un maître. C’est également le meilleur endroit où l’on peut louer quelques gardes et spadassins pour sa protection, pour faire bastonner un importun, ou quelque autre tâche que ce soit. Qu’elles l’avouent ou non, ces académies payent souvent un tribut à la compagnie de l’Astragale, qui les fournit en lames et y recrute ses sbires.

L'école Corrodi (Bracce)
Très en vogue, cette école d’escrime enseigne un style très défensif, efficace mais dénué de panache, très en vogue de nos jours. Sangio Corrodi, un natif de Consiglio, tient l’école d’escrime la plus prisée de Bracce, celle qui a la faveur de la noblesse. Les Compagnons de la Roche, des aventuriers renommés, ne dédaignent pas la fréquenter. Les bâtiments sont neufs, bien éclairés, très fréquentés. Dans des salles d’armes froides et dénuées de personnalité, les instructeurs hurlent leur méthode impersonnelle, mais réputée infaillible, à des étudiants attentifs. Sangio Corrodi est un homme d’une soixantaine d’années qui ne semble pas avoir été beaucoup marqué par la guerre, au tempérament froid, mais poli. Le maître lui-même est très occupé à régenter sa petite entreprise derrière son bureau cossu et richement décoré plus que sur la piste d’escrime.

La Spada Rossa (Bracce)
Cette petite école d’escrime négligée est dirigée par le vieux maître Erardo Rizzi. Avant la guerre des Ombres, c’était une école reconnue, la plus ancienne de la cité. Désormais, son style flamboyant et honorable, tout à fait d’une autre époque est désormais considéré comme totalement désuet. Elle est ouverte à tous, mais très tatillonne sur les règles traditionnelles de l’escrime. Pour sauver ce qu’il reste de biens et de réputation à l’école, son dernier maître, Erardo Rizzi, a dû se résoudre à vendre en lots le Palazzo Zinetti, qui appartenait à l’école, n’y conservant qu’une chambre et les écuries, où il a installé la salle d’entraînement. Le reste de la bâtisse a été racheté par un riche hobelin marchand de sommeil qui y entasse un grand nombre de familles pauvres et une marmaille nombreuse. Le bâtiment est tellement mal entretenu que des gravats de chute s’accumulent dans la cour. Maître Rizzi a également contracté d’importantes dettes auprès des Baldo, l’une des grandes familles de la ville qui ont la sympathie de ne pas encore lui avoir demandé de rembourser. Toutefois, cette dette est suspendue au-dessus de l’école comme une épée de Damoclès.

La Spada Rossa (Cibari)
L’école d’escrime est établie dans une belle demeure qui donne sur les quais, la Casa Aciari à la limite entre les docks marchands et la partie non rafraîchie du port, au bord de la vieille ville. Une grande maison marchande de quatre étages, avec de confortables chambres pour les élèves de passage et deux salles d’armes très bien équipées. Donnant sur le sud, les salles sont claires et joyeuses. Elles sont repeintes régulièrement et les boiseries ont été refaites au printemps dernier. On y enseigne le style flamboyant de la Spada Rossa, qui est resté populaire à Cibari. De nombreux nobles ont continué à essayer de faire former leurs enfants par la grande maîtresse d’armes. Celle-ci, Ombretta Aciari a une soixantaine d’années, une tignasse grise frisée et plus de rides sur le visage. Elle n’a jamais quitté la tenue martiale de sa jeunesse, ni jamais cessé le deuil de son défunt mari, Romulo. Ce dernier qui a trouvé la mort dans la lutte contre une créature démoniaque, qu’Ombretta aurait traqué dans les marais. Cela fait bien longtemps qu’elle n’a pas fait de démonstration, mais nul ne doute de ses capacités. Elle conserve son franc-parler face aux membres du sénat, ou aux gras marchands qui pensent que l’argent est une valeur plus sûre que l’honneur. Silencieuse, cassante, souvent dure, mais juste, Ombretta n’accepte désormais plus beaucoup d’élèves. Mais la cérémonie d’essai, permettant de savoir si les jeunes apprentis sont dignes de son entraînement, reste la plus courue de la région. Personne n’a été accepté ces trois dernières années.

La vieille école (Lineato)
Dans la petite cité de Lineato, la Vieille Ecole est une institution. Fondée voici plus de 400 ans, c’est une académie à la discipline sévère, où l’on apprend l’escrime, la danse, les bonnes manières et la culture classique. Ainsi, les rejetons de bonnes familles deviennent les futurs dirigeants de la cité, de l’armée ou des opulentes maisons de commerce. Comme le système politique est fondé sur la cooptation au sein d’un conseil des Patriciens, après une carrière honorable, les alumni, les anciens élèves de la Vieille Ecole, ont conquis le pouvoir. Désormais, l’accès à la Vieille Ecole est en principe réservé aux enfants des familles d’alumni. Néanmoins, chaque année, quelques places sont attribuées à des enfants de familles pauvres, mais méritantes. L’actuelle régente est Dona Ovesta, mais les Marguilliers, un conseil de trois alumni, sont chargés de veiller au bon fonctionnement de la Vieille Ecole.
Le style enseigné est extrêmement académique. Il est basé sur des passes de maîtres anciens enchaînées sans grande fantaisie, ni improvisation.

La botte secrète (Sourcemer)
La spadassine Ternelle et rivale d’Esparelle, à fondé sa propre académie d’escrime. Son nom est sa devise, elle enseigne beaucoup de bottes secrètes et des passes fort peu cavalières. Pour tout dire, la pureté de l’escrime Elfique s’est diluée dans les feintes de soudards peu honorables, mais souvent efficaces.

La lame de l’aube (Sourcemer)
Esparelle est une maîtresse d’arme elfine. De nombreux jeunes aristocrates de la cité sont ses élèves. Évidemment rivale de Ternelle, son style virevoltant et gracieux inspiré selon elle des anciennes traditions elfiques dont elle se prétend le Hérault est l’exact opposé de celui de sa concurrente.

La Striscia veloce (Stellara)
Plus qu’une école, une institution. Luigi Cordasco, homme de peu de mots, est le maître d’arme de la Striscia veloce. Depuis plusieurs décennies, il régente son école sur la colline de Soléa au sein de l’antique capitale de l’empire stellaire. Sa salle d’arme est particulière, car il s’agit d’un ancien magasin souterrain de briques rouges bâtie dans les vestiges des anciennes fortifications.
Il ne forme guère plus d’une dizaine d’élèves par an, dans un style rapide et diablement précis, reconnaissable entre milles. Son enseignement est tout à son image, exigeant. Il sait aussi se faire pédagogue, car il met un point d’honneur à ce que chacun de ses élèves, une fois accepté soit parfaitement formé et participe ainsi au renom de son style.

Au cas ou, si l'auteur du Dodécaèdre Nicolas 'Snorri' Dessaux passe par ici, tout ce que j'écris est librement récupérable.

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Message par picte » jeu. 22 nov. 2018 00:04

QUELQUES HABITANTS DE CHIESO
Fortunato Buccieri
Ex capitaine des condottieres de Buccieri. Il est retiré à Chieso. Vous avez servi sous ses ordres. Petites missions de convoyage au nord du marais de Maiale. Vous étiez cantonné dans des baraquements au sein de la formidable abbaye des Porte-glaives. Il est le cadet de la famille Buccieri, bien connue de Stellara, comme banquier et préteur des finances de la cité.
Lors de sa retraite, il a dissous sa compagnie de condottiere. Il a proposé soit un pactole, soit une rente. Certain ont choisi le pactole qui a fondu comme neige au soleil en beuverie et femmes de peu, d'autre comme vous, plus avisés et faisant confiance à la famille Buccieri, on accepté la rente.
Vous touchez 2 Ducats (or) à la dizaine, payable à Stellara ou à Chieso auprès de son argentier.

Vous hivernez à Chieso, partageant de temps à autre la (très bonne) table de votre ancien capitaine Fortunato Buccieri.

Ondina
Une dame brune d'un certain age. Elle tient la taverne de la tête de chèvre, proche du parvis du temple du Protecteur. Une simple pièce dont la façade d'antique pierres de taille est couverte de glycine et de lierre.

Amilcare
L'un des gardes de la salle d’octroi. Assez âgé, têtu surtout quand il s'agit de faire payer l'octroi. Il sait rester toujours parfaitement calme, même face à l'inventivité débordante des marchands halfelin qui tentent toujours de s'y soustraire.

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Re: Héros, canailles, légendes et autres faits édifiants dans le Dodécaèdre

Message par picte » lun. 26 nov. 2018 22:41

LA MAGIE
La magie est rare dans le Consulat, alors que les prêtres sont nombreux. Elle ne fait l’objet d’aucun interdit, même si son usage suscite toujours une certaine méfiance. Il n’existe rien dans le Consulat qui puisse s’apparenter à une école de magie, comme en Gallicorne, dans l’Empire ou en Eangtir. La magie pratiquée par les prêtres fait l’objet de moins de suspicions, hormis le sinistre culte de la Nécrophore. Les mages apprennent leur art auprès d’un maître, qui choisit un nombre limité de disciples. Chaque maître étudie une forme hautement spécialisé de la magie, fondée sur une connaissance exhaustive du sujet. La sorcellerie, c’est-à-dire l’usage de la magie à des fins illicites ou frauduleuses, est punie de mort, mais elle est souvent bien difficile à démontrer.

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Message par picte » lun. 26 nov. 2018 23:39

LES DIEUX
Les dieux du Dodécaèdre existent. Certaines personnes ont reçu des oracles, des messages ou des rêves de leur part. Certains de leurs adeptes font des miracles en leur nom. Ils font partie de la vie quotidienne : leurs statues ornent les rues, leurs portraits peints ou lithographiés se trouvent dans les maisons, on arbore avec fierté des médailles de pèlerinage à son chapeau, on lit des ouvrages de piété imprimés, on participe aux processions et aux sacrifices les jours de fête. Les dieux alimentent les conversations. Ce sont les légendes qui sont au centre des discussions. On en parle comme de vedettes du spectacle, de héros du stade ou de la littérature. Seuls les lettrés s’intéressent à la théologie au sens strict

Les divinités premières

La mère des dieux
Elle vit au nord du monde, son cœur s'est transformé en glace à la mort de son amant et depuis le froid et la glace s'étend au Nord
Le putréfié
Il siège au sud du monde ou il répand l'ombre. Jadis amant de la Mère, il fut tué par le Dieu Serpent. Partiellement ramené d'entre les morts par la Mère, il est devenu le dieu de la mort et de la pourriture sans fin, le seigneur des revenants en corps.
Le dieu serpent
Il tua Le Putréfié. Il est réputé être le Hérault de la fin du monde et à ce titre son adoration est interdite du fait de ses pratiques maléfiques

Les dieux du sud (Anciennement elfiques)

Les dieux adorés dans le Consulat, les Essarts et la Gallicorne sont issu du panthéon Elfique. Comme beaucoup de dieux ils sont définis par des noms communs.

L'Amante
La Chance
La Chasseresse
Le Dieu Roi
Le Faune
Le Forgeron
Le Marchand
La Moissonneuse
La Nécrophore
Le Noyé ou le Dieu Noyé
Le Protecteur, le Bienfaiteur
Le Soldat
La Stratège

Les anciens dieux de l'orient (venu de Tierce et Septe)

Le dieu Taureau
Le culte élémentaire de l’eau

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Re: Héros, canailles, légendes et autres faits édifiants dans le Dodécaèdre

Message par picte » lun. 3 déc. 2018 21:54

LA CHRONOLOGIE
Environ de l'an 1000 : La dynastie des Corvinides (Consulat)
Adran Corvin, fonda une monarchie qui devait égaler la prestigieuse Gallicorne. Mais, moins d’un siècle plus tard, le rêve avait déjà peu à peu volé en éclat, faute d’une descendance à la mesure de son ambition. La Gallicorne lorgne sur les cités états désorganisées de l'ancienne monarchie.


1385 : Fin de la dynastie des Corvinides et création du Consulat (Consulat)
A Corrona, de jeunes patriotes, ulcérés par les pillages de l’armée de Gallicorne, lancèrent l’insurrection de 1385, qui aboutit à la création du Consulat. Le dernier roi de la dynastie Corvinide fut décapité à la hache dans la cour de son palais.


1443 : L'époque des condottieres (Consulat)
Les Consuls décidèrent qu’il fallait désormais doter le Consulat d’une véritable armée. Mais la plupart des cités se méfiaient de l’idée même d’une armée consulaire, qui constituait une atteinte à leurs prérogatives et un risque pour leur sourcilleuse souveraineté. Elles refusaient les dons nécessaires à payer des troupes et à construire des citadelles. Les Consuls contournèrent la difficulté en puisant dans leurs fortunes personnelles pour faire appel à des condottieres. La vieille noblesse vit là l’occasion de retrouver ses prérogatives. Prise d’une fougue chevaleresque, nombre d’aristocrates se mirent au service du Consulat, se firent capitaines de régiments mercenaires.


1452 : La guerre entre le Consulat et la Gallicorne (Consulat et Gallicorne)
Les espions des Consuls découvrirent que la flotte cornéenne avait reçu l’ordre de se rassembler au large de l’île de Bruigh, menaçant les côtes consulaires. Les condottieres portèrent l’attaque sur terre, s’emparant de Champdelost et menaçant de marcher sur la marche de Murtaigne, tandis qu’une flotte consulaire fit voile vers l’île de Bruigh. La contre-offensive de la Gallicorne fut très violente, car leur armée se tenait prête à envahir la contrée. Malgré leurs principes républicains, les Consuls eurent recours à une manœuvre imprévue : ils portèrent hommage à l’Empereur, reconnurent sa suzeraineté et lui versèrent un tribut. L’Empereur lui-même fit un voyage triomphal pour découvrir ses nouvelles possessions, se gardant bien d’intervenir dans les affaires intérieures. Les cités consulaires préféraient un lointain seigneur à un dangereux voisin. Menacées sur deux fronts, les armées de la Gallicorne durent se retirer et signer le traité de Champdelost, qui fixe aujourd’hui la frontière entre les deux pays. Par ce traité, Champdelost revenait à la Gallicorne, tandis que l’île de Bruigh entrait sous suzeraineté consulaire.


1457 : Fin de la guerre maritime, par corsaires interposés (Consulat et Gallicorne)
Le traité d’Argente, qui mis fin en 1457 à la guerre de course dans les îles – et contraint nombre de corsaires à se reconvertir en pirates. les Consuls modernisent l’armée, en renvoyant nombre de petites compagnies mercenaires, de condottieres cupides et violents souvent venue de Terce, pour les remplacer par des régiments locaux plus disciplinés.


1463 : La guerre des ombres (Consulat, Gallicorne et Empire)
La horde nomade franchit l’arête qui sépare Terce de Seconde au printemps 1463. Siège de Branymost qui se soumet en versant un tribu. Défaite des chevaliers Porte-Glaives. Les nomades traversent les marais de Maiale et prennent Cibari. Arrivée d'une flotte nomade à Cibari et prise du Consulat qui se soumet.


1464 : L'occupation (Consulat)
Les nomades règnent en maîtres de guerre se taillant des fiefs dans l'ancien Consulat.


1465 : Prise d'Albe (Gallicorne)
Henri III de Gallicorne prend la ville d'Albe et intrigue pour rétablir la lignée des Corvinides à Coronna afin de créer un état tampon.


1468 : Entrée en guerre des Elfes (Essarts)
Les nomades de Terce, tentent de prendre Sombre. Les Essarts étant sous la protection Elfiques ceux ci-entrent en guerre pour protéger leurs vassaux humains. Orias le roi elfique est tué par un sorcier des Ombres. Mealÿnd son successeur déchaîne la puissante magie Elfique et détruit les nomades et les sorciers des Ombres sur un lointain pays. A la fin de l'année, la majeure partie du Consulat est libéré.


1468 : Coup d'état (Empire)
Thorsen, un chef de guerre norderon, prend le pouvoir par les armes à Hunderturm, il démettra l'empereur et se fait couronner.


1480 : L'épopée d'Alezin de Profonde (Gallicorne)
Le roi Alezin annexa Rochecrique, puis fit venir des troupes mercenaires pour étendre son domaine, espérant s’emparer de Sourcemer. Il dut se battre sur deux fronts, contre la margravine Giacondella Ucladia, à la tête d’une armée consulaire d’un côté, et contre les armées de Gallicorne menées par le roi Henri III. Alezin fut assiégé puis battu.
Lors de la prise de Profonde, des mercenaires norderons, au service de Giacondella mirent à sac la ville et emportèrent en esclavage tous les Hobelins y vivant. La cité fut déclarée co-principauté de Gallicorne et du Consulat, mais l'accord ne fut jamais mis en application. Les troupes des deux contrées occupent toujours le territoire.


1498 : Mort d'Henri III (Gallicorne)
Mort du roi de Gallicorne. Le pouvoir est exercé par le conseil de régence, le temps que son fils Etienne VI puisse être couronné, en 1506.

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Re: Héros, canailles, légendes et autres faits édifiants dans le Dodécaèdre

Message par picte » mar. 18 déc. 2018 21:03

QUELQUES HABITANTS DE SVULLETI
Elgo da Senesta
Le consul de Svulleti. Il possède trois lieutenants : Carlo Buran, Zabo da Sagliavacra et Christo Sarbazia

Carlo Buran
L’impitoyable capitaine des mercenaires de Svulleti.

Zabo da Sagliavacra
La connétable. On la dit sorcière, mais il n'y a eu curieusement personne pour le prouver.

Christo Sarbazia
Le maître du port de Svulleti. Il est servi par son second Iago Ivoldo

Iago Ivoldo
Le second de Christo Sarbazia. Lui même possède trois sbires à son service : Don Anastacio Zoloïo, Igrar le Borgne et Xenia

Don Anastacio Zoloïo
Aussi connu sous le sobriquet du "Don". Un noble déchu issu de l'une des plus grandes familles de Bracce. C'est un homme d'une quarantaine d'années
bien mis, avec de coûteux pourpoints blanc, qui laisse derrière lui une odeur surette.

Igrar le Borgne
Un solide gaillard, arborant une brigandine et un bandeau sur l’œil. Probablement un ancien pirate.

Xenia
Une petite femme au cheveux blancs, aux traits dur et ridé par l'age. Croisé sur sa ceinture, deux magnifiques pistolets.

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Re: Héros, canailles, légendes et autres faits édifiants dans le Dodécaèdre

Message par picte » mer. 9 janv. 2019 00:31

JUSTICE ET LOI DANS LE CONSULAT
La justice est généralement très dure dans les cités consulaires. Les procès et les exécutions sont des spectacles appréciés à l’égal du théâtre ou de l’opéra, dont ils ne diffèrent guère que par les conséquences. Un avocat, un procureur ou un juge doté d’un beau talent d’orateur sera admiré avec la même ferveur qu’un artiste. Le droit est enseigné dans les universités de Stellara et de Consiglio.

Les juridictions
Il existe de nombreuses juridictions qui se croisent de manière désordonnées : tribunaux échevinaux pour le commerce et les métiers, officiaux des temples et des églises, cours civiles des cités, justices privées des grands aristocrates sur l’étendue de leurs domaines, et autres cas plus singuliers. Une ruse courante des avocats consiste à contester la légitimité de la cour pour le cas jugé, en fonction du lieu du délit ou de la qualité du suspect, et faire renvoyer l’affaire vers une cour plus favorable.

La prison
La torture est fréquente, mais il est possible à une personne de qualité de payer pour en être épargnée, ou de soudoyer le bourreau. Il n’est pas rare de croupir des mois dans une prison en attendant son procès, puis encore, en attendant le résultat d’un appel ou d’une grâce. Par contre, une fois la peine confirmée, sa mise en exécution ne tarde pas. Les prisons ont seulement ce rôle, car il n’existe pas de condamnation à la détention.

Les peines
Les peines sont de deux ordres : la mort et le bannissement. Dans tous les cas, les biens sont saisis au profit du bénéficiaire de la juridiction. Les bourreaux sont ordinairement membres d’une confrérie vouée à la Nécrophore, déesse des morts.
Le meurtre est puni de la décapitation pour les nobles et les bourgeois, du supplice de la roue pour les autres. En règle générale, la mort en duel n’est pas considérée comme un meurtre, mais elle peut entraîner la condamnation à un pèlerinage expiatoire dans une ville lointaine. De manière générale, venger son honneur ou celui de sa famille bénéficie toujours de l’indulgence des tribunaux, alors qu’attenter à la propriété d’autrui est particulièrement mal vu. Le vol, escroquerie, faux et usage de faux, le viol, sont punis de pendaison. Les menus larcins, le vol à l’étalage, la grivèlerie, le braconnage, sont punis du bannissement.
Enfin, le crime de sorcellerie est défini comme l’emploi de la magie à l’encontre d’autrui, notamment visant à abuser de lui ou à le priver de sa volonté. L’usage de philtres et potions rentre dans cette catégorie. Il est puni de la mort sur le bûcher.

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