Dramatis persona - Il était une fois dans les Ombres...

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Uskomaton Murmeli
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Dramatis persona - Il était une fois dans les Ombres...

Message par Uskomaton Murmeli » mer. 8 juin 2016 22:49

[Oui, je fais ce qu'a fait Hastein en mieux.]

Je vous invite à faire la présentation de nos chers runners.
Campagnes actuelles :

* Lundi soir : Shadowrun (MJ).
* Jeudi soir : Shadowrun (MJ).
* Samedi après-midi : Trinités (MJ).
* En pause : Trinités (PJ : Aleksandr Nekrassov).

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Hastein
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Re: Dramatis persona - Il était une fois dans les Ombres

Message par Hastein » jeu. 9 juin 2016 11:17

Kitsune - Humaine - Face
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« Le Kitsune c’est un messager ma grande ! T’as jamais appris tes classiques japonais ?! Faudrait t’y faire mec, les japs sont partout, tu peux pas faire un pas sans voir soit un de ces bridés ou un de leurs produits mis en avant. Moi je te le dis ma belle, les japs ils ont pas digéré que nous les américains ont leur ait mis une branlées le siècle dernier et qu’on leur ait appris à être civilisé ! Quoi ? Pourquoi je te bassine avec mes conneries de mythes de merdes si je peux pas blairer les jaunes ?
Chérie t’as vraiment rien compris à ma vie ! Ils ont gagné le match pour le moment, mais moi, je suis un résistant et ouais. Quand t’es un vrai patriote, faut apprendre à connaître tes ennemis, apprendre à les comprendre pour mieux les niquer ! Les japs eux ils raisonnent pas comme nous, ils ne connaissent pas la liberté, la vraie. C’est un truc physiologiquement impossible pour eux de comprendre. C’est comme un genre d’atanavisme, ils sont nés pour être soumis et obéissant aux plus forts et au plus méritant, surtout leurs gonzesses.

Enfin bref, ils sont rigides. C’est ça leur faiblesse, ils ne prendront jamais d’initiative par eux-mêmes, si le chef il dit « faites pas ça » bah ils le feront pas ! En plus avec leur code de l’honneur ou truc du genre, et bah si tu sais comment ils fonctionnent, et bah tu les baiiiiiiiises et ouaiiiis ! Enfin bref ouais gamine tu voulais en savoir plus sur les Yakuza hein ? Bon je vais pas te parler des clans, ça vient de leur féodalité et des trucs d’égos, mais ce qu’ils faut retenir, c’est que ces mecs sont des patriotes dans l’âme. Nous tu vois, ça nous arrive de trahir pour le profit ou parce que l’autre est un connard. Eux ? Nan impossible ils sont même pas programmés génétiquement pour penser ça.

Ils aiment pas les métas à de rares exceptions près, ils ne trouvent pas assez purs, même si ça ne les empêchent pas d’en engager comme par exemple les putes ou autres petits profits. C’est rare de voir du meta dans l’organisation, ça dépends du boss, mais si t’es de la famille, t’es de la famille, on te protège même si on te demande probablement de renoncer totalement à t’impliquer dedans. Les écolos, les pédés, les gouines, les gauchos, ils aiment pas ces trucs en règle générale. Les Yakuza aiment la tradition, un bonhomme « virile », une gonzesse qui reste à la maison s’occuper des gosses et des enfants studieux, ça c’est le rêve.

Oh maintenant ils s’ouvrent un peu plus, il y a des nanas maintenant qui comment à monter. Oh certes c’est pas franchement la crème de la crème dans le haut de la pyramide, elles sont pas très nombreuses, mais elles ont la niak. Mais bref ouais les Kitsune, c’est un code. Les Kitsune c’est des renards messagers, elles se baladent et font le tour des quartiers protégés. Elles viennent te parler pour te convaincre de rejoindre le business ou alors te rappeler d’une dette que tu as envers leur société et que t’as intérêt de payer sinon bah ça serait dommage que ta boutique crame.

Je connais leurs méthodes… Ah oui c’est très bien ça, tu portes vraiment super bien ces sous-vêtements mais je suis un romantique tu sais, moi’j’préfère les filles aux naturel. Une si belle blonde italienne comme toi, c’est un comble de cacher ainsi ton corps sous n’importe quelle couche de vêtement. Mais bref ouais comme je disais, pour la leur mettre bien profond, il suffit de bien les connaître, c’est comme ça que tu les pièges et tu les élimines. J’en ai éliminé pas mal des jaunes pour la mafia, on peut dire que je suis un homme dangereux.

Haha, elle est bien bonne celle-là, tu veux jouer les filles d’actions avec cette pétoire ? C’est pas trop mon truc mais… Hey qu’est-ce qu’il arrive à ton visa… Putain de bord… »

Il est mort une balle contre la tempe. Encore un italien de moins dans les rues. Ses indiscrétions étaient embarrassantes pour l’Oyabun tout comme les gens du quartier. Un bon quartier est un quartier tranquille qui ne pose pas de question, qui ne voit pas et qui ni n’écoute pas. La routine habituelle va commencer : nettoyer l’arme, placer l’arme entre ses mains… Je contemple son cadavre un instant. Est-ce ainsi que je retrouverais Kenshi ? Mort dans une allée une fois que j’aurai trouvé ses ravisseurs en ayant perdu mon temps entre un run ou les affaires de la famille ?
Je ne veux pas y penser, je dois garder l’espoir secret qu’il est toujours vivant, si ce n’est pour moi, je dois le faire pour Aiko. Elle a besoin d’une mère qui soit là à ses côtés et s’assure qu’elle ait un avenir… Je dois rester en vie pour elle. Je sais que la famille s’occupera d’elle comme elle l’a fait pour moi, mais la petite a besoin d’une mère. L’absence de son père pèse lourdement sur notre foyer, je sais qu’Aiko est brave et me sourit chaque matin en me disant que tout va bien, mais elle prie comme moi chaque jour pour que son père revienne avec une ferveur admirable. Nous devons être fort toutes les deux.

Le téléphone sonne, c’est le principal de son école. Il me communique les notes d’Aiko pour ce trimestre. Elles sont dans l’ensemble très satisfaisantes sauf en géographie… Je soupire un instant. Peut-être devrais-je appeler un tuteur faire remonter cette matière, un B- n’est vraiment pas satisfaisant, elle pourrait avoir de bien meilleures notes. Je soupire et remercie le principal avant de placer les écouteurs sur mes oreilles, la musique vient s’immiscer dans ma tête et est entêtante. J’ai toujours aimé le koto après un travail bien fait.

Je me regarde dans le miroir, mon visage est redevenu tel que je le vois tous matins. Un visage anguleux avec un petit nez se trouvant en son milieu, des lèvres pulpeuses à la couleur sanguine… Mes cheveux blonds platine d’italiennes commencent à changer, mes cheveux sont moins bouffants et se font plus raides. Leur couleur change au fur et à mesure tandis qu’ils reprennent leur noirceur habituelle. Un rapide chignon avec une baguette fera l’affaire pour l’instant, je ne suis pas là pour faire dans le détail, bientôt la Lone Star va rappliquer. Mes yeux sont encore d’un bleu azur, uniforme, jumeaux inchangés… Il est temps d’apporter ma touche finale. Je passe ma main au-dessus de mon œil gauche, je peux sentir la chaleur du pouvoir pendant quelques instants avant que celui-ci ne cesse. Lorsque je rouvre mon œil, celui-ci à repris sa couleur noisette.

Je sors de l’appartement en repensant à ce que disait l’italien. Je suis une Kitsune, je porte le message divin d’Inari à nos protégés… Mais il a oublié de se souvenir que les Kitsune peuvent prendre apparence humaine et jouer de bien cruels tours aux voyageurs… Un voyageur de moins sur la liste… Il en reste encore beaucoup d’autres.

Journal d'une face
27/06/2016
Modifié en dernier par Hastein le mar. 28 juin 2016 15:47, modifié 1 fois.

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Xelorg
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Re: Dramatis persona - Il était une fois dans les Ombres...

Message par Xelorg » lun. 20 juin 2016 00:01

Golden Stone - Nain - Spécialiste des armes
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Le soleil se lève dans ce terrain vague. Une toux, une glaire de sang.

« Alors, tu vas enfin nous dire qui t’as embauché pour voler ces document petit con ? »

On m’a toujours dit qu’un flash-back de toute sa vie se passait quand la mort était proche. Je n’y crois pas, mais en même temps je ne peux m’empêcher de repenser au passer. Naissance dans les barrens. À Redmond, à Seattle. Je ne me rappelle pas de mes parents, même à ce moment si crucial. Je repense à mon enfance à survivre au jour le jour dans la rue. Cela m’a entrainé naturellement à devenir un runner.

Au vu de cette situation merdique je me questionne sur mes choix de vie et mes orientations professionnel. Déjà ce putain de code d’honneur que je me suis toujours imposé de ne tuer qu’en cas de nécessité. Aucun contrat d’assassinat.

Et voilà, un simple vol de document où j’ai voulu y aller soft sans tuer les gardes et ces cons se sont réveillés trop tôt. Et me voilà dans ce terrain vague à me faire interroger.

« Alors, tu parles ! » Un pain dans le bide. Une autre glaire de sang à cracher. Je repars dans mes divagations.

Ce vieux runner alors que je suis un jeune adolescent. Ses conseils : « Trouve-toi un bon nom de runner si tu te lances. Un code d’honneur, quel qu’il soit et tiens-y toi coûte que coûte. Le run finira de te forger. Tu verras c’est pas une vie ennuyeuse et certains arrivent à se ranger un jour. Allez, salut petit. À la prochaine. » Pourquoi je repense à lui alors que c’était la première et dernière fois que je le voyais ? Et pourtant, ces paroles ont gouverné ma vie de runner dans le simple espoir de pouvoir accumuler suffisamment de fric pour me ranger et mener la vie tranquille que je n’ai jamais eu.

« Golden Stone », l’espoir d’être riche et solide comme une roche, voilà pourquoi ce streetname. Simple mais efficace, je commence doucement à accumuler les missions et me forger une réputation de nain fiable qui va toujours au bout des choses et le plus proprement possible.

Je me rappel de ma première rencontre avec Soturitalvi, une magnifique créature qui me fournit la quasi-totalité de mes contrats ces derniers mois. D’une simple relation professionnelle, le temps a voulu qu’on devienne plus proche. On est ami, du moins selon mes critères, et j’aime passer du bon temps avec elle. Une histoire similaire avec Spinal, ma super charcudoc qui m’a installé toutes mes améliorations. D’abord les yeux, avec une volonté farouche de garder mon œil bleu à gauche et vert à droite. Puis les oreilles et tout le reste, sans me rappeler l’ordre exact de toutes les opérations.

« On s’impatiente petite merde ! » Encore un coup dans le bide. Et encore une glaire.

J’entends une de mes musiques préféré, La Chevauchée des Valkyries, qui pénètre mon esprit. Je ne vais quand même pas crever comme une merde dans un terrain vague. Un sursaut d’adrénaline, juste ce qui me fallait. Mes menottes de plastique cassent enfin, depuis le temps que je les travaillais. Ces idiots ne m’ayant pas fouillé, j’attrape un de mes couteux de lancer qui vole jusqu’à la gorge du premier. J’attrape le second et l’immobilise au corps à corps. Un moment d’hésitation, ces cons ont voulu couvrir leur incompétence sans prévenir de mon incursion nocturne. Il est le dernier témoin de ma venue dans leurs locaux. Pas d’autres choix que de lui briser la nuque.

Je récupère mes flingues qu’ils ont quand même eu l’intelligence de prendre. Je retire la lame du cou de ma première victime et l’essuie sur les vêtements de ce cadavre. Une fois propre je peux le ranger. Je ramasse enfin la puce contenant les précieuses informations et le peu de liquide qu’ils ont sur eux.

Allez, je rentre prendre une bonne douche et ensuite je me poserai tranquille dans un bar d’où j’appellerai pour livrer les informations commandées. Ça sera encore une mission arrivée à son terme.
Ludiquement votre...

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ileuad
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Re: Dramatis persona - Il était une fois dans les Ombres...

Message par ileuad » jeu. 23 juin 2016 17:22

Storm - Elfe - Spécialiste des opérations clandestines
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Les barrens... Là où tu peux tout trouver, là où tu peux tout perdre... Storm les connait par coeur. Elle adore ce jeu de rues moribondes où grouille la vermine. Elle les parcourt telle une ombre, furtive et silencieuse. Féline et athlétique, sa démarche possède la souplesse du tigre.

Ce soir elle a décidé de se détendre... Elle en a ras-le-bol de se chercher une équipe pour convaincre Darko. C'est un très bon pote, mais il ne lui file que des clopinettes pour l'instant. Elle veut un vrai run, et runner pour lui, on peut dire que c'est un honneur... Qu'il ne faut en aucun cas décevoir. Elle se sent prête. Mais elle est seule. Son truc à elle, c'est de passer entre les gouttes de pluie... Bon, elle exagère là. Mais se faufiler discrètement, déjouer les alarmes, ça elle sait faire. Elle se moque de qui est le client potentiel: elle n'a aucun espoir dans ces connards de politicards, elle n'adhère à aucune religion, et il faut bien avouer que la plupart des gens du peuple ont le don de rapidement la saouler. Non, l'important, c'est un run, pour l'adrénaline, pour rembourser ses dettes...

Ah oui, la fête, elle aime. Elle préfère se louer un mec plutôt qu'avoir des compte à lui rendre et l'entrainer dans une folle nuit où drogue, boisson, danse et pieu sont au programme. La mesure? C'est pour les peureux. Sauf quand tu bosse bien sur.

Demain, il y a le concert des Dogs Chains. Elle ne raterait ça pour rien au monde. ça finit toujours par tourner au pugilat, mais dans ce rythme primitif, de metal et de sang, il y a quelque chose qui l'excite. Storm ne se mêle pas de la baston, qu'elle adore observer, sauf si la mêlée vient à elle. Alors, elle frappe sans hésiter, collée au rythme de la basse.

Elle continue dans les ruelles aux immeubles fissurés qui offrent un jeu de néons clignotant. Cette fois-ci, elle quitte les ombres pour repérer sa douceur du soir. Une bande de mendiants s'accrochent à elle. Elle les dégage brusquement. Aucune pitié ne se lit sur son visage: ces crétins n'ont qu'à se ramasser et trafiquer comme tout le monde! Elle pense fugitivement à sa mère... Elena n'aurait pas admis que sa fille tourne ainsi, si blasée, si rude. Elle était experte en arts plastique, elle connaissait tout des tableaux des temps d'avant... Un savoir qui n'est pas inutile aujourd'hui, même si elle se sent nettement plus proche de son père, un armurier de valeur.

Bon, demain, il faudra aussi se résoudre à sa petite visite mensuelle à Obsorn. Heureusement que tant qu'elle paie, les choses restent claire. Elle détesteraient se retrouver avec cette mine chafouine agrippée à elle. Elle rembourse, il reste correct.

L'elfe aux cheveux bleus et au regard d'un gris liquide est moulée dans une tenue de cuir. Son avant-bras gauche porte un loup stylisé couleur argent pour lui rappeler qu'ombre parmi les loups, elle ne craint rien.

[To be continued...]
Sam Dead World Hope
Mar DD5 Lysandre

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Nael
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Re: Dramatis persona - Il était une fois dans les Ombres...

Message par Nael » lun. 27 juin 2016 21:18

Wasp - Humaine - Hackeuse
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Kunal Mahesh passa une main dans ses cheveux tout en contemplant la ville de Seattle qui défilait sous ses yeux. Il prêtait une oreille distraite aux paroles que lui adressait son assistante dans son commlink tout essayant, sans trop de succès, de lire en même temps une feuille de profil agrafée à une photo. Le bruit des pâles de l'hélicoptère rendait la conversation malaisée.
Il jeta rapidement un œil à sa montre biodermique tout en coupant son interlocutrice :
- Ce n'est pas à elle de décider. Je la prendrais uniquement si elle perd cinq kilos. Ah, et, Suzanne ? Vire ce con de Lebau. Il a encore merdé dans mon emploi du temps. Le casting d'hier a été totalement désorganisé.

Une alarme silencieuse d'intrusion retentit au sein du réseau du quatrième étage du bâtiment. Les deux hackers de permanence, John et Sam, passèrent immédiatement en RV. John alla sécuriser le nœud du serveur central tandis que Sam filait vers le nœud d'où l'alarme était partie.

- Suzanne ? Je te rappelle. J'ai le DG sur l'autre ligne. Namaskar Monsieur Kumar. Oui Monsieur. Tout à fait Monsieur. J'ai trouvé une candidate exceptionnelle. Une elfe d'une beauté diaphane parfaitement adapté au public cible... Oui, tout à fait 14,2 à 27,5 ans, humain, travaillant dans l'agro-alimentaire. Celui-là même. Elle est passé au casting hier. Une performance exceptionnelle. Oui monsieur, les castings sont toujours enregistrés, Monsieur, pour le cas où quelqu'un voudrait les revoir. Aucun souci pour une copie. C'est moi monsieur .

Une dizaine de mégaoctets contenus dans un nœud classé non confidentiel se dupliquèrent dans un marqueur RFID. Une opération informatique parmi des millions d'autres réalisées ce jour-là, au 4th Avenue & Stewart Street, Seattle Downtown, siège de la Regency MegaMedia.

Sam parvint dans le noeud. Personne. Il se connecta immédiatement sur l'historique du nœud. Aucune modification depuis plus de quinze jours. Il fronça les sourcils. Aucune entrée depuis hier soir, lorsqu'un technicien du huitième était venu y sauvegarder la copie d'un rapport sur l'augmentation de la prime de résultat des ingésons du service météo. Étrange... Pourquoi ce nœud a t'il bien pu envoyer un signal... Il lança aussitôt son programme Traqueur tout en envoyant un MP à son collègue.

- Non, moi je suis là pour le casting pour l'émission avec les punks...
Le vigile contempla la gamine qui lui faisait face. Elle semblait être ailleurs. Un mètre soixante, cinquante kilos à tout péter. Elle aurait pu être tirable si elle avait fait un tant soi peu attention à elle, mais là... Une tempe rasée, des cheveux argentés, une mèche rouge vive, deux mèches vertes, un blouson de cuir noir à pointes qui moulait son corps gracieux. Et ce rouge à lèvres noir ! Trois piercings dans la lèvre, un dans le nez, deux pointes sous la bouche... Quelle horreur. Il profita du fait qu'elle jetait un coup d'oeil en arrière pour regarder son cul à la dérobée. Ouais, elle aurait définitivement été baisable, si elle n'avait pas tout fait pour rechercher l'effet inverse.
- Vous avez une convocation madame ?
- Voilà, lui répondit-elle en lui fourrant un courrier sous le nez. Elle avait un ton hostile et une mine boudeuse. Il était clair qu'elle détestait toute forme d'autorité et qu'elle ne prenait absolument pas la peine de s'en cacher.
Le vigile lui fit signe de passer sous le portique de détecteur de métaux. Clean. Pas d'armes, ni à l'extérieure du corps, ni à l'intérieur.
- Oui je vois... Vous êtes attendue au studio 24. Vous prenez l’ascenseur. Quatrième couloir à gauche.
- Okay, lui répondit la punkette en lui arrachant quasiment des mains sa convocation et en commençant à s'éloigner.
- Madame, l'appela-t-il alors qu'elle le dépassait.
Elle se retourna à contrecoeur.
- Quoi ?
- On dit merci, pas okay.
La jeune fille fit un effort violent pour se contenir.
- Merci, grommela-t-elle d'une voix maussade.

DIVERSION. Sam contempla une fraction de seconde le message de John. Il comprit à la vitesse de l'éclair, avant même que son Traqueur ne lui délivre le résultat du scan. Il n'y avait jamais eu d'alerte sur ce nœud. Il en sortit et se précipita sur le point de backup prévu par le procotole. Les données sécurisées étaient stockées dans des nœuds se trouvant à côté des nœud contenant les réserves de liquidités. Il savait que John avait déjà lancé les contre-mesures d'intrusion. Deux programmes Glace vérifiaient d'ores et déjà systématiquement les nœuds, en priorisant les plus sensibles, pour traquer l'enfoiré qui tentait de s'introduire dans le réseau. Il arriva au nœud de backup en un tiers de seconde et lança immédiatement un programme de Pistage. Où es-tu ?

Kunal Mahesh soupira en voyant l'identité de l'appelant. Lebau. Il n'aurait jamais du accepter quand le sous-directeur de la DRH avait voulu lui refourguer ce looser. Un ork. Il leva les yeux aux ciels. Finalement, pas mécontent d'en être débarrassé.
- Oui, répondit-il sèchement
- Namaste Monsieur Mahesh
- Namaskar, rétorqua-t-il alors que l'une de ses secrétaires lui tendait un document à signer.
Mais quel débile.
- Je... Pardon?
- Namaskar, soupira-t-il, tu t'adresses à un supérieur
- Euh... Pardon. Namaskar. Je voulais juste vous dire que...
- Que tu t'es planté hier dans le casting.
- Mais... Monsieur...
- Je t'avais dit de modifier la venue de Tintallë, mais jamais je n'aurai cru que tu serais idiot au point de la faire venir à l'issue du casting. Il rendit le document à sa secrétaire après lui avoir fait un signe de tête négatif, sans le signer, et se dirigea vers la porte de son bureau.
- Mais je...
- Le casting, coupa-t-il en laissant traîner les syllables, bouge d'andouille ! Je suis fatigué, à l'issue, et donc pas dans les meilleurs conditions pour profiter de Tintallë, il faut te faire un dessin ?
- Mais monsieur, je l'avais prévu pour samedi, pas pour...
Kunal Mahesh s'assit à son bureau. Il avait énormément de travail en attente. On ne devient pas le directeur de la programmation d'une mégacorp AA de la taille de Regency MegaMedia en baillant aux corneilles. Il avait vraiment autre chose à faire que d'écouter un vermisseau tenter de le supplier pour garder son emploi. Il coupa court :
- Lebau, t'es viré.
Et il raccrocha.

La jeune punk, qui répondait au doux nom de Wasp, se dirigea vers les toilettes d'un pas nonchalant. Elle avait une capacité prodigieuse à pouvoir faire défiler mentalement les secondes sans jamais se tromper, avec la précision d'un coucou suisse. Elle fila silencieusement aux toilettes des femmes, s'y enferma, monta sur la cuvette et souleva le faux plafond en bénissant l'âne qui avait eu l'idée d'employer des étrangères sous-payées pour faire le ménage au lieu de gérer cette tâche en interne avec des drones. Le marqueur RFID s'y trouvait bien. Elle passa brièvement en RA pour voir où ils en était. Alerte rouge. Parfait, sauf que ces andouilles étaient en retard de quatre secondes sur le temps de réaction qu'elle avait calculé. Une éternité... Elle soupira en attendant. L'important était qu'ils soient occupés.
Elle le mit fébrilement le marqueur en marche. Il avait bien téléchargé les données, conformément à ses instructions. Parfait.
Maintenant la totalité du plan allait se jouer sur le point de savoir si les deux gusses de la sécurité étaient suffisamment occupés pour laisser passer non pas une soustraction de données, mais une adjonction.

Cet abruti joue avec nous. Il y a cinq points sensibles dans la sécurité, mais pas moins de douze nœuds contenant soit des nuyens, soit des informations extrêmement sensibles. Sam entendit John murmurer « J'ai tout revérifié . Personne non plus dans dans les programmes d'alarme-incendie ». « Putain » hurla-t-il alors. Ce type était forcément en train de trafiquer quelque chose, quelque part. Mais que pouvait-il bien faire ? Il lança une nouvelle fois un programme Traqueur lorsque son deuxième revint bredouille.

A cette minute-ci, Wasp savait qu'elle ne pouvait plus passer en RV, ni même en RA. Elle n'avait pas pu emmener son véritable commlink avec elle au vu de l'opération sous-marin qu'elle faisait - et c'était hors de question de le confier à une femme de ménage pour le planquer à l'intérieur ! Sans ses programmes fétiches, le commlink bon marché qu'elle avait pris avec elle se ferait détecter en moins de trois secondes, puis se mettrait à griller aussi sec. A supposer même qu'elle ne tombe pas sur une glace noire... Il n'y avait plus qu'à croiser les doigts et espérer que le con qu'elle avait embauché soit aussi nul que son annonce le laissait paraître.

« Tentative d'intrusion ! » John hurla à Sam de rappliquer et se jeta vers le nœud où l'alerte avait été donnée. A l'intérieur se trouvait un samouraï en train d'altérer les programmes de sécurité, sans doute pour créer un court-circuit. John, dans son personna de lutin roux avec des tâches de rousseur, lui lança un nunchaku (programme Attaque) que le samouraï esquiva. Celui-ci sortit son katana et tentant de lui donner un coup, mais l'armure de John (un magnifique gilet de cuir arc-en-ciel, John ne cachant pas ses préférences sexuelles quand il était dans la matrice) absorba le coup. Il riposta en priant que ce con de Sam ramène son derche au plus vite. Ce type n'était pas une flèche, mais lui-même n'était pas spécialisé en cybercombat. Il tomba presque amoureux de Sam lorsqu'il entendit le hurlement de son icône de loup de glace derrière lui.

Une dizaine de mégaoctets contenus dans un marqueur RFID se dupliquèrent dans un nœud classé confidentiel et écrasèrent un bout de fichier. Une opération informatique parmi des millions d'autres réalisées ce jour-là, au 4th Avenue & Stewart Street, Seattle Downtown, siège de la Regency MegaMedia.

Voyant qu'il était réduit à deux contre un, le samouraï fit demi-tour et tenta de s'échapper, mais il n'était pas assez rapide pour sortir du nœud sans essuyer les attaques de ses deux assaillants. Leurs programmes transformèrent son icône en sushi. Ils lui avaient grillé son commlink, à défaut d'avoir pu l'atteindre physiquement. Tant pis. Ce trou du cul devrait tout racheter.

Transfert complet. Wasp essuya la sueur qui dégoulinait sur son front. Allez. On décarre. Elle sortit des toilettes des femmes en courant plus qu'en marchant. Il y avait des risques non négligeables qu'ils coupent l'accès à la mégacorp d'ici quelques dizaines de secondes et bloquent tout le monde à l'intérieur pour vérification. Elle savait que sa couverture ne tiendrait pas longtemps, dans un pareil cas.

Elle contourna des groupes de gens qui erraient en regardant les écrans géants fixés au mur depuis que l'alarme avait retenti au sein du bâtiment. Les vigiles étaient occupés. Ouf. Elle les contourna et continua sa marche rapide vers la sortie.

« Hé là, ma petite dame ! On va où comme ça ? »
Wasp se retourna. C'était le vigile de tout à l'heure.
- J'ai oublié quelque chose, je dois aller le récupérer.
- Ah mais non, personne ne doit sortir... Hé ! Cria le vigile alors que Wasp lui empoignait les parties viriles et utilisait ses mains électriques pour lui envoyer du 250 volts.
Il poussa un cri et tomba. Wasp se jeta vers la sortie en grommelant « Ça ta va, comme merci ? »

Personne n'avait rien vu.
Le soir, elle alla s'acheter un sushisoja dans un restaurant asiatique du coin. Elle s'assura que la télé soit branchée sur la chaine d'info Seatle News , à très exactement 20h29.

« Bonjour, je suis Rya Manite et je vous souhaite la bienvenue sur Seattle News »

La présentatrice, blonde comme les blés et belle comme le jour, égrenait les nouvelles. Wasp attendait avec appréhension.

« Et maintenant, voici l'interview du candidat du parti républicain au poste de gouverneur, Monsieur Kenneth Brackhaven ».

Et là, sous les yeux ébahis de la foule médusée, l'image qui s'ensuivit fut celle de Kunal Mahesh, le pantalon sur les genoux, en train de sodomiser, dans une salle de casting, un jeune adolescent elfe qui n'avait pas l'âge légal.

Wasp s'écroula de rire. Alors, oui, c'est vrai, elle n'avait pas gagné le moindre nuyen dans cette opération compliquée. Mais elle avait porté un coup à l'image des corpos à Seattle, et c'est tout ce qui lui importait.

Allez, se dit-elle intérieurement, ne finis pas trop tard ce soir. Ton chef va encore t’engueuler si tu arrives en retard au boulot demain...

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Ark Grëmist
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Re: Dramatis persona - Il était une fois dans les Ombres...

Message par Ark Grëmist » mar. 6 sept. 2016 00:16

Faubus - Orc - Pilote
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Cinq minutes. Voilà cinq minutes déjà et toujours rien. Tout est si calme. Seattle dort à moitié, tandis que les travailleurs nocturnes et ceux qui courent parmi les ombres traversent ses entrailles. Pourtant, ce n'est pas une nuit calme; il n'y a pas de nuit calme ici, pour eux. Pour moi. Bien sûr, on ne pense jamais que celui qui se tient assis là à quelque chose à voir avec l'histoire toute proche. Je ne fonce pas sur le terrain, pour me mettre à couvert et tirer sur des adversaires, équipé d'un fusil et d'un revolver. Je ne suis pas celui avec le beau visage, le beau sourire, celui qui sait utiliser ses mots comme si c'était des clés capable d'ouvrir toutes les portes. Mon job, c'est pas de m'introduire dans des systèmes, dézinguer des "walls" et m'assurer que je maîtrise mon petit coin de Matrice.

Dix minutes. Un imprévu aura retardé leur objectif. Après tout, dans une vie de shadowrunner, tout pouvait partir en fumée comme une porte sous le coup d'une grenade. Tout pouvait s'écrouler, ou se fissurer, se tordre comme la carlingue d'une voiture rencontrant un obstacle soudain, à plus d'une centaine de kilomètres à l'heure. Je ne sais pas ce qui se déroule là bas...mais je ne bouge pas, je reste calme. Rien ne sert de s'inquiéter pour le moment, il faut rester attentif, concentré. Et attendre. Car moi, je n'ai pas de magie pour jouer avec le monde, invoquer des esprits de je ne sais où ou endormir les gens en claquant des doigts. Je n'ai pas le savoir deux ceux qui, penchés sur leur comlink, leur écran, pianotant à toute vitesse, sont capables de gérer un bijou de technologie volant, rampant, roulant, armé jusqu'aux dents où équipé avec des yeux, des oreilles et d'autres senseurs.

Quinze minutes. J'entends que ça se bastonne là bas, des coups de feu et des mecs qui beuglent. Cela ne s'est pas bien déroulé apparemment. Des choses qui arrivent. Dans les ombres, on pouvait vivre un autre jour avec l'argent gagné, ou mourir en une soirée. Pas un jeu de hasard, même pas un jeu tout court. Juste la vie, et nous, pour tenter de nous sortir de la merde d'une manière ou d'une autre. Je vérifie que tout est en place. Un pistolet, rien de plus, rien de moins, pour soutenir d'autres en cas de besoin. Je démarre le véhicule, je sais qu'ils vont bientôt arriver. Les deux mains sur le volant, je suis toujours là.

Non, je n'ai pas les trois quarts du corps composés de métal. Moi, je ne suis pas l'homme du terrain. Et pourtant je suis toujours là. Et je serais toujours là, même au bout de trente minutes, même au bout d'une heure. Donnez moi les heures, les minutes, même les secondes si vous voulez. Une condition, un délai... je les respecterais. Je ne sais pas me battre mano a mano, car je n'en ai pas besoin. La bête ronronne. J'ouvre les portes, et je me replace, j'ai déjà prévu la sortie. Non, je ne suis pas le shadowrunner qui se met en première ligne...mais ça ne retire en rien mon utilité. Car moi, je suis patient, j'attends...

Seize minutes, les voilà qui arrivent. Précipitamment, ils rentrent...ou plutôt sautent à l'intérieur du véhicule. Je n'ai pas besoin d'un autre signal.

Non. Moi...je ne suis qu'un pilote. Mais si il y a bien une chose que je sais faire. C'est prendre mon équipe où qu'elle soit, dans n'importe quelle situation, à n'importe quelle heure, par temps de pluie ou de neige et la tirer de là. Je suis le shadowrunner qui sait quand appuyer sur la pédale de l'accélérateur. Celui qui va savoir réagir au quart de tour afin de faire un dérapage pour bien se caler et récupérer les paquets. Je n'ai pas de magie et je ne sais pas piloter de drones, mais j'ai l'art d'être à l'heure et la connaissance de la route, de la ville et de ma bagnole. Et bien que je ne parle pas trop, que je ne sais pas convaincre quelqu'un que je suis simplement l'agent d'entretien un peu paumé, je sais quand parler, pour dire ce qu'il faut, ce qui est nécessaire. Celui qui réussira à semer des véhicules bourrés de corporatistes? C'est moi. Celui qui délivrera un colis avec une minute d'avance, alors qu'un imprévu l'a obligé à faire un contour de la moitié de Seattle? C'est moi. Ouais, j'ai peut-être pas certaines choses qu'ont certains runners. Mais j'ai ma bagnole, mon pistolet et le devoir de mener mon équipe avec toutes mes compétences de pilote. Oui, je ne suis pas qu'un pilote. Je suis un pilote.

-Déma-!

En quelques instants, nous voilà sur la route. Les autres ont été surprit, mais je me concentre sur notre fuite. Eux, ils s'occupent du paquet. Je n'ai pas besoin de savoir plus précisément ce que c'est. Je n'ai pas besoin de poser la question de savoir ce qui s'est passé. A vrai dire, c'est inutile et détournerait mon attention. Bien sûr, j'ai des réflexes qui ne sont pas vraiment naturels, grâce aux implants. Mais une demi-seconde d'inattention est suffisante pour niquer la conduite. On tourne à la seconde à gauche, après tout il y avait le risque de se retrouver en tenaille, un peu plus loin...si jamais nos poursuivants étaient assez réactifs. Autant ne pas prendre de risque, surtout quand je peux les semer plus aisément.

On a beau prévoir le chemin, on ne peut rien faire face à un arbre tombé en plein milieu de la route. Là, l'arbre, c'était une voiture des leurs qui arrivait pour aider leurs potes. Pas de chance. Mais il ne faut pas se laisser aller à la surprise. Vif, je tourne raide, récoltant au passage une petite semence de balles. Ils vont nous poursuivre...je les vois derrière, et leur voiture est plus rapide. Mais ce n'est pas que la voiture qui fait tout. Devant nous, l'entrée à la quatre voies. Mais ce n'est pas pour aller plus vite. Quand j'étais jeune, j'aimais bien tenter de me glisser entre les personnes, dans une foule, sans les toucher. Prévoir leurs mouvements, changer les miens sur le moment. Maintenant que je suis là, derrière mon volant, je fais la même chose...avec des voitures. Oh, j'ai bien d'autres tours et manœuvres dans ma poche...mais le plus simple est souvent le plus efficace, et tant que ça fait le travail, pas la peine de chercher la grandeur, le danger ou l'adrénaline.

Pourquoi la conduite? Pourquoi être coursier parmi les ombres? Un talent dans la conduite...le plaisir de la route...du travail bien fait. Je n'y ai jamais trop réfléchit, je me suis toujours concentré sur la réussite. Et d'ailleurs, c'est une réussite à nouveau. Ces imbéciles vont sûrement tourner en rond pour essayer de nous retrouver...et même si ils parvenaient à remonter doucement les traces, nous serons déjà partis. Des remerciements, des poignées de main, des salutations, le paiement. Encore un travail bien fait.

Je m'installe dans mon véhicule, mon outil de travail, ma passion aussi...je démarre. J'ai encore un peu de temps avant de rentrer et partager tout cela avec la famille. Et prendre un peu de temps pour se reposer. Alors, jusque là, je vais reprendre la route. Et plus tard, reprendre un nouveau boulot. A vrai dire, il faut vraiment que je me mette à voir plus grand. Des missions de ce genre, sur des petits coins, des petits poissons...ça ne sort pas son homme de la boue. Pour monter plus haut, pour pouvoir vivre mieux, je vais voir plus grand. J'ai les compétences, j'ai le professionnalisme requis. Et on a toujours besoin de pilotes. Et les pilotes eux...

Ils ont toujours besoin de boulots.
Marmotte d'or : 1

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