Les imparfaits

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Noxiris
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Les imparfaits

Message par Noxiris » lun. 15 juil. 2013 16:36

Le titre est assez explicite, ici c'est la sections présentations de peujeu, fin de vos méchants plutôt.

Zakarik
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War Mistress

Message par Zakarik » ven. 19 juil. 2013 17:00

[Je vais récapituler ce que vous savez, et mettre à jour lorsque de nouveaux détails seront connus, au fur et à mesure]
Image
Costume Léger
Costume Complet
Costume Lourd

Nom de vilains :War Mistress
Nom civil : Dans la bouche de Shadow, le prénom de Livia aurai été entendu.
Sexe : Féminin
Age : Dans la vingtaine à priori
Cheveux : Longs et Noirs
Yeux : Verts
Taille : ~1m65
Poids : ~60kg

Capacités :

- A été vue entrain de modeler du métal à plusieurs reprises
- A fait montre de capacités physiques hors du commun.
- S'est montrée capable de se transformer au contact d'une matière.

Notes :

Elle semble plutôt sure d'elle, avoir un relatif mauvais caractère, et surtout, ne pas faire dans la dentelle en pleine action.
Modifié en dernier par Zakarik le mer. 20 nov. 2013 19:52, modifié 11 fois.

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HK-47
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Re: Les imparfaits

Message par HK-47 » ven. 19 juil. 2013 19:32

(Une petite musique à jouer en lisant ce qui suit : http://www.youtube.com/watch?v=-fKp9exxdDI)
ImageImage
Surnom : Le Fléau
Identité civile : inconnue.
Recherché pour : actes de terrorisme, usurpation d'identité, meurtre au premier degré, conspiration, mise en danger de la vie d'autrui, association de malfaiteurs, récidive.

Dossier F, enregistrement 20130717-14B
Hervé Amiard : Alors ?
Nicolas Wenceslas : J'ai pu récolter les témoignages de trois de nos hommes. Ils sont encore en état de choc, mais les médecins disent que leur vie n'est plus en danger.
H.A. : [toux] Bien. Qu'ont-ils vu, au juste ?
N.W. : Ils ne se rappellent pas de grand-chose. D'après [censuré], un appel a été lancé à la radio, signalant la présence d'un bagage suspect dans le secteur nord-est de la gare.
H.A. : Qui l'a signalé ?
N.W. : Apparemment... personne.
H.A. : Hum... Une de vos radios aura été dérobée. Vous auriez dû basculer sur la fréquence d'urgence.
N.W. : Aucun vol de radio n'avait été signalé. Jusqu'au début des évènements, nous n'avions aucune raison de suspecter quoi que ce soit.
H.A. : Oui, oui... Bon, et ensuite ?
N.W. : [censuré] et son unité ont trouvé le bagage. Une valise. [censuré] l'a approché et l'a ouverte.
H.A. : Il a fallu qu'il l'ouvre !
N.W. : Il fallait qu'il confirme que ce n'était pas une fausse alerte. L'opération devait se dérouler rapidement, rappelez-vous.
H.A. : Je sais... Et après ?
N.W. : Après, aucun d'entre eux ne se rappelle plus de rien. [censuré] ne s'en souvient que comme d'un cauchemar qu'il décrit comme particulièrement réaliste. [censuré] a du être placé sous surveillance psychiatrique. Apparemment, il aurait tenté de s'ouvrir les veines avec un scalpel.
[silence]
H.A. : Et les bandes de surveillance ?
N.W. : Ah ! oui... Eh bien, nous les avons passé en revue, selon vos instructions. Les trois caméras dans ce secteur ont vu plus ou moins ce que nous avons vu : plusieurs de nos hommes se sont enfuis en courant après le déclenchement de... de ce qui se trouvait dans la valise, deux d'entre eux ont sombré dans l'inconscience...
H.A. : Et deux autres ont retourné leurs armes contre eux-mêmes.
N.W. : ... Oui. Le premier est mort pratiquement sur le coup, le second est décédé dans l'ambulance.
H.A. : Autre chose ?
N.W. : Oui. Vous aviez raison. Une des caméras à vu ce... hum... cet individu.
[bruissement de papiers]
H.A. : Enfin... Je savais qu'il ne pourrait pas rester caché bien longtemps. Je savais qu'il aurait besoin de refaire surface et de faire parler de lui.
N.W. : Vous le connaissez ?
H.A. : Merci de votre aide. Nous en avons terminé.
Fin d'enregistrement.

Dossier F, enregistrement 20130310-1A
Message enregistré sur le téléphone du domicile de l'inspecteur Hervé Amiard.
? : Bonsoir, inspecteur. Ha ! Quoi de meilleur que le retour chez soi, dans son sympathique appartement, où attend sa tendre épouse ? Elle vous aime beaucoup, vous savez. Après tout, vous êtes très similaires, l'un et l'autre. Vous êtes tous deux des personnes attachées à leurs petites habitudes. Votre femme, par exemple... Marie, c'est cela ? Votre femme tient à prendre chaque soir son café à heure fixe. Un expresso avec un nuage de lait. Chaque soir, la même tasse, le même paquet de café, la même marque de lait.

Vous aussi, vous avez vos habitudes. Chaque soir, une fois votre journée de travail terminée, vous ne rentrez pas directement chez vous. D'abord, vous passez dans un kiosque à journaux, où vous achetez un quotidien, que vous allez ensuite lire dans un bar, boulevard Saint-Michel. Chaque soir, vous y restez une heure et demi, pas une minute de plus ni de mois.

Moi, en revanche, je n'aime pas les habitudes. J'en avais, autrefois. Dans ma précédente vie, j'avais un quotidien bien rangé, tout ce qu'il y avait de plus tranquille. Chaque lendemain était un autre hier. Une monotonie à laquelle je me suis surpris à prendre goût. Evidemment, ça n'a pas duré. Ca ne pouvait pas durer. Mais c'est tout aussi bien. La monotonie est la pire des maladies. De toutes, c'est celle qui tue le plus lentement. Elle rend mou, faible, médiocre. Et on ne se rend même pas compte qu'on est atteint... jusqu'à ce qu'on ne puisse plus faire marche arrière.

Vous voyez, en un sens, je vous ai rendu service. A compter de ce soir, votre vie ne sera plus jamais la même. Vos habitudes se volatiliseront comme si elles n'avaient jamais existé. Et de toutes façons, vous n'aimiez pas vraiment votre femme, n'est-ce pas ? Il y a bien une raison au fait que vous préfériez courir après les criminels -ou après moi- plutôt que de passer du temps avec elle.

Oh, une dernière chose, inspecteur. N'insultez pas à mon intelligence en essayant de trouver un remède pour votre femme. Il n'existe pas de vaccin possible contre cette variété de virus. Et quand bien même y parviendriez-vous -à la grâce d'un acte de Dieu, peut-être ?- que cela ne changerait rien. Les dégâts neurologiques sont irréversibles.

Vous pouvez me faire confiance, je suis médecin.
Fin du message.

Victimes confirmées
Dernière mise à jour : 10/03/2013

Johnatan Lloyd
Modus operandi : contamination par fasciite nécrosante via une lettre piégée. Victime décédée.

Karine Leblanc
Modus operandi : injection de 100 ml de cyanure dans le muscle intercostal par seringue. Victime décédée.

Basile Mazarin
Modus operandi : contamination par clostridium tetani (forme modifiée génétiquement). Victime rendue tétraplégique.

Marie Amiard
Modus operandi : contamination par variole (forme inconnue) via brique de lait infectée. Victime plongée dans le coma (type 3).

ADDENDUM : Dossier psychiatrique

Patient F001 - Conclusions du docteur Basile Mazarin
Le patient, qui se fait appeler « le Fléau », me semble atteint d'un cas quelque peu atypique de trouble de la personnalité narcissique. A l'entendre, il donne l'impression d'être convaincu que tout ce qui se produit autour de lui est en lien avec lui, ou avec son ego. De surcroît, le patient fait montre d'un dédain presque total pour la vie humaine, dédain possiblement symptomatique d'une personnalité asociale. Mon diagnostic initial de psychopathie me paraît en revanche erroné : il est clair que le patient est capable d'éprouver des émotions, en dépit de ce qu'il prétend. Ces émotions ont en particulier tendance à se manifester lorsque le patient se send attaqué personnellement.

Qui plus est, le « Fléau » se croit investi d'une « mission », consistant à contaminer le plus grand nombre de personnes possible pour ce qu'il croit être leur propre bien. Il semble en effet que le patient soit un adhérent du darwinisme social et d'une forme particulièrement violente de la loi de la jungle.

Malgré mes efforts, je n'ai pas pu déterminer la cause profonde des troubles graves qui affectent cet homme. Celui-ci ne se montre en effet aucunement coopératif et prend un plaisir évident à faire échouer toute tentative de psychothérapie à son endroit. [Fichier à compléter]

Entretien du 9/03/2012 – Enregistrement audio
Basile Mazarin : Bonjour. Je suis le docteur Mazarin. Et vous êtes ?...
? : Vous savez déjà par quel nom m'appeler.
B.M. : Je sais naturellement quel nom vous employez dans le cadre de votre... profession. Mais vous êtes ici en qualité de patient. Alors, quel est votre nom, je vous prie ?
? : [rire][propos inaudibles]
B.M. : Très bien. Peu importe. Savez-vous pourquoi vous êtes ici ?
? : A cause d'un fâcheux contretemps qui m'a fait tomber entre les mains de ce cher inspecteur. Par la grâce de mon avocat commis d'office, j'ai obtenu d'être envoyé dans votre asile de dingues plutôt qu'en prison, le temps que l'instruction de mon procès soit terminé. Tout cela n'est qu'un désagrément mineur, somme toute.
B.M. : [rire] Nous verrons. Bien, accepteriez-vous de reprendre là où vous en étiez resté avec mon collègue ?
? : Le docteur Scavenec, vous voulez dire ? C'était un charlatan. Que vous le considériez comme un collègue ne vous grandit pas. Mais soit. Oui, j'accepte. Disons que je n'ai rien de mieux à faire en ce moment. Quitte à être oisif, autant que ce soit dans votre bureau que dans ma... chambre.
B.M. : Vous n'appréciez pas votre cellule capitonnée ? Dans ce cas, il fallait mieux vous comporter envers les autres patients.
? : Des imbéciles. Tous, autant qu'ils sont. La plupart nie être malade, et les autres pensent que leur maladie est un fardeau dont il faut se débarrasser.
B.M. : Les maladies sont, par définition, quelque chose de nuisible. Nos patients ne veulent qu'aller mieux.
? : Quelle naïveté, docteur ! Et quelle vision superficielle de la réalité ! Les maladies, en vérité, sont ce qui font de nous ce que nous sommes. Savez-vos que la majeure partie de notre ADN nous provient de virus qui ont modifié nos cellules et notre code génétique au fil des siècles ?
B.M. : J'ai naturellement fait un peu de virologie durant mes études de médecine. Toutefois, ce que vous dites ne tient pas compte d'un paramètre important : la plupart de ces virus nous sont dangereux. Mortels, même, dans bien des cas.
? : Mortels pour quelques uns, et c'est sans importance.
B.M. : La mort d'autres personnes ne vous affecte pas ? [silence] Pas même les morts que vous avez provoqué ? [silence] Pourquoi avoir tenté de contaminer ces personnes ? Pourquoi chercher à provoquer une épidémie ?
? : Connaissez-vous la fable du roi Mithridate ?
B.M. : Bien sûr. L'histoire de ce roi qui ingurgitait chaque jour une petite quantité de poison afin de s'en immuniser. Celui-là même qui a donné son nom au principe de mithridatisation.
? : Très bien. Vous avez fait vos devoirs. Hé bien, vous avez la première partie de votre réponse.
B.M. : Vous cherchez à immuniser la population « à la dure », pour ainsi dire ?
? : Il y a un peu de cela, mais ce que j'ai à l'idée est plus ambitieux, plus intelligent encore.
B.M. : Vraiment ?
? : C'est simple. Je vous ai dit que la majeure partie de notre code génétique provient de virus. La vérité est que c'est loin, très loin, d'être la seule chose que nous tenons de ces micro-organismes. Au travers de l'histoire, ce sont les pandémies qui ont façonné les sociétés, tel un burin façonnerait le marbre pour en faire une magnifique statue.
B.M. : Vous voulez dire qu'elles ont détruit des sociétés.
? : Allons, ne soyez pas si mélodramatique. Vous rappelez-vous l'épidémie de peste noire qui a frappé l'Europe vers la fin du Moyen-Âge ?
B.M. : Je me souviens qu'elle a fait plusieurs millions de morts.
? : Oui, oui... Mais ce que l'on dit moins, c'est que c'est cette même peste qui a accéléré la fin du Moyen-Âge, et par là-même le début de la Renaissance. C'est cette même peste noire qui a enseigné aux hommes les premières bases de l'hygiène et a résolu le problème de la surpopulation en Europe. En d'autres termes, la peste noire a rompu la stagnation médiévale dans laquelle était plongée l'Europe... et créé le monde moderne.
B.M. : C'est une façon bien partiale de considérer les choses, mais avez- [interrompu]
? : Aujourd'hui, même l'homme de la rue se rend bien compte que sa société stagne dans la médiocrité. Le régime des castes se durcit, le progrès technologique ralentit et tourne en rond, la plupart des pays sont surpeuplés... La seule chose qui empêche l'humanité de réaliser quelle est la bonne solution est l'espoir. L'espoir que le monde devienne soudain meilleur. L'humanité, voyez-vous, est un patient à l'agonie. Elle croit sottement que l'espoir est son remède, mais ce n'est que sa morphine. La solution n'est pas d'ignorer la douleur, mais d'amputer les membres gangrenés.
B.M. : Vous êtes complètement- [interrompu]
? : Imaginez ! Une pandémie planétaire pour nettoyer l'humanité de fond en comble. Que l'ancien monde se noie dans son sang et son pus, pour que puisse en naître un nouveau !
B.M. : Ça suffit. Calmez-vous où je vous fait renvoyer dans votre cellule.
? : Allons, il est inutile de paniquer, docteur. Oh, à moins que... quelle heure est-il ?
B.M. : Je vous demande pardon ?
? : L'heure, docteur. Il doit être 17h. Je crois entendre des cris s'élever.
[sonnerie de téléphone]
B.M. : Allô ? Écoutez, je suis en plein entretien... Quoi ? Combien ?... Bon, déclenchez l'alerte sanitaire de niveau 2. Prévenez le directeur. Attachez-les si nécessaire.
? : Des troubles au paradis, docteur ? [silence] Oh, laissez-moi deviner. Plusieurs patients viennent d'être admis à l'infirmerie dans un état grave. Ce doit être la panique, là-dehors, aux bruits que j'entends.
B.M. : … Vous ! Que leur avez-vous fait ?
? : Moi ? Mais moi j'étais ici... Je ne comprends pas vos accusations. Vraiment...
B.M. : Quelle saloperie leur avez-vous refilé ?!
? : Surveillez votre langage, je vous prie. Quand à ce qu'ils ont, ce n'est rien de grave. Une simple pneumonie quelque peu... modifiée. Ils devraient s'en sortir. Je n'avais pas accès à mon arsenal plus sophistiqué, comprenez-vous, aussi ai-je du improviser... avec ce qui me tombait sous la main, pour ainsi dire. Et j'ai été forcé d'utiliser le dernier petit bijou que j'avais en réserve dans un tout autre but.
B.M. : Mais de quoi diable parlez-vous ?
? : Parlons un peu de vous, à présent, docteur. Quel effet cela vous a-t-il fait de recevoir enfin une lettre de votre fille, ce matin ? Cela fait longtemps qu'elle s'est éloignée de vous, à ce que j'ai cru comprendre ?
B.M. : Comment savez-vous ...?
[bruit de verre brisé]
? : Ah, il semble que le virus semble commencer à vous affecter. Pile à l'heure.
B.M. : Mais... que...
? : Allons, allons, je vous suggère de vous calmer. Un état émotionnel négatif ne peut qu'aggraver votre état. Et pour répondre à la question que vous n'arrivez visiblement pas à formuler, le courrier que vous avez reçu par la poste contenait un échantillon de clostridium tetani... ou tétanos, en langue courante. Je l'ai moi-même cultivé avec amour.
B.M. : Ma... ma fille... vous...
? : Du calme. Elle m'a donné beaucoup de fil à retordre, savez-vous ? La retrouver fut particulièrement difficile, en premier lieu. J'aurais du me douter qu'elle avait changé de nom. Karine Leblanc... Le nom de sa mère, j'imagine. Et pour couronner le tout, le virus du choléra que je lui ai transmis l'a laissée indemne. Cette petite peste -sans mauvais jeux de mots- était immunisée, voyez-vous. Elle avait été vaccinée récemment dans le cadre d'une mission pour Médecins Sans Frontières. Il a fallu que je me salisse les mains. Et elle a résisté, en plus !
B.M. : Es-espèce de...
[fracas]
? : Non, n'essayez pas de vous lever. L'infection a dû atteindre votre moelle épinière. En vérité, je suis même surpris que vous soyez encore capable de parler. J'aurais parié que le virus atteindrait presque aussitôt votre cerveau. Peut-être survivrez-vous, en fin de compte. Ha, peu importe.
[bruits de clé]
? : Je vous remercie de m'avoir écouté, docteur. Et pour l'hospitalité de votre... établissement. Quant à moi, il y a encore une dernière personne à qui je dois rendre visite avant de disparaître.
[claquement de porte]
[cris]
Fin de l'enregistrement
Modifié en dernier par HK-47 le mer. 11 sept. 2013 21:10, modifié 1 fois.
« Quelle autre échappatoire que le rire, sinon le suicide, poil aux rides ? » Pierre Desproges

Boule
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Re: Les imparfaits

Message par Boule » mer. 4 sept. 2013 18:43

Image

Nom civil : Julie Leroy
Nom de héros : La chasseuse d’ombres (son armure était plus soft et lisse)
Nom de vilain : Shadow Queen (voir image ci dessus)

Age : 26
Description : Une jeune fille mince d’une grande beauté. C’est yeux sont gris clair et ses cheveux noirs corbeau.

Background :
Julie Leroy était une jeune fille française comme toutes les autres. Elle a reçu une éducation classique dans une famille de la classe moyenne. Elle est l’ainée de la famille et a deux frères. Mais dans son sang sommeille un pouvoir démoniaque qui se transmet dans sa famille depuis les premiers ages des hommes, époque à laquelle un démon féconda une jeune vierge, son ancêtre. Tous les 666 ans ce pouvoir se réveille dans le descendant directe de la famille le jour de ses 16 ans.

Ce jour là une grande fête était prévue avec la famille et tous ses amis. C’est devant tous ces spectateurs horrifiés qu’apparu un être immonde et démoniaque, venu pour annoncer la bonne nouvelle à son élue. A partir de ce jour elle possèderai des pouvoirs obscurs d’une puissance inouïe afin de faire la fierté de son illustre ancêtre démoniaque.
Le phénomène surnaturel eu une telle ampleur que partout dans le monde des hommes pieux le ressentirent et bientôt la rumeur se rependit : le diable était sur terre...

Toute sa famille et ses amis furent effrayés par ses nouveaux pouvoirs contre nature et l’année suivante elle fut envoyée en pension à l’autre bout de la France. Et plus personne ne garda contacte avec elle.

C’est dans cet établissement qu’elle fit la connaissance d’un jeune délinquant nommé David Faure. Fauché et rejetté par la société David était obligé de voler pour vivre et pour payer les médicaments qui permettrait de soigner sa mère malade. David et Julie tombèrent rapidement très amoureux. Il était intrépide et rebelle et bien qu’elle sache qu’il était un voleur elle ne voyait en lui que son cœur pur.

Julie se mit à rêver d’une meilleure vie pour David, pour elle, pour l’humanité. Elle pensait pouvoir apporter mieux au monde que la haine et la misère qui le rongeait. Elle souhaitait mettre fin à la corruption et à la décadence. Elle avait.. de l’espoir.
Avec ses pouvoirs et malgré le fait que le monde ne voyais en elle qu’un démon, elle se fixa le but de devenir une héroïne, de rejoindre l’OMSH à l’age légal et devenir un parangon de justice et de vertu comme “Le Paladin”. De cette manière elle pourrait enfin apporter sa pierre à l’édifice et vivre la vie dont elle rêvait, avec David...

A ses 20 ans enfin, elle eu l’honneur d’intégrer l’OMSH sous les ordres de son héros favori “Le Paladin”. C’était comme un rêve qui devenait réalité. Avec le paladin et son équipe, elle mena des missions d’affaiblissement d’un réseau de voleurs à la solde d’un super vilain.
Un jour alors qu’ils s’apprêtaient enfin a mettre un terme au agissement du super vilain en attaquant son repaire principal, un problème survenu durant l’assaut. Le paladin fut paralysé en essayant protéger la jeune fille du rayon givrant du vilain qui en profita pour appeler des sbires en renfort pour mieux s'enfuir. Fou de rage et de frustration le paladin ordonna à la jeune fille de faire s’écrouler le bâtiment avant que le vilain ne s’échappe. D’abord elle protesta pour ne pas blesser les personnes restantes dans le bâtiment. Les sbires qui même si ils n’étaient que de vulgaires malfrats ne méritaient pas de mourir ensevelis. Ne sachant quoi faire et devant les injonctions du paladin dont le visage se tordait de colère elle finit par obéir.

Trente trois personnes perdirent la vie dans cet effondrement mais aucune traces du corps du vilain. Effondrée Julie ne pouvait s’arrêter de pleurer devant l’horreur de ce que son pouvoir avait provoqué, Mais ce n’était que le début du plus triste moment de sa vie...
Parmi les décombres se trouvait le corps de son seul amour, David, qu’elle avait détruit sans le savoir sur ordre du Paladin. Lorsqu’elle l’apprit Son cœur se figea pour ne plus rien ressentir. Pour finir le Paladin déclara ne pas comprendre ni savoir ce qui avait poussé la jeune recrue à détruire le bâtiment contre son ordre. Il ajouta avoir vu une lueur de folie dans son œil avant qu’elle ne détruise le bâtiment sans qu’il ne puisse l’en empêcher.

Il fut déclaré que Julie était bien trop inapte a contrôler son pouvoir maléfique et que l’OMSH ne pouvait se permettre de garder en son sein un être dont l’âme fut pervertie par le démon. Elle fut renvoyée et disgraciée.
Pour elle, ce jour là elle vu le vrai visage du Paladin. Un être abjecte qui ne reculait devant rien pour garder son image de saint homme intacte et qui pourtant cachait dans son cœur des ombres bien plus sombres que le sang de démon qui courrait dans les veines de l’héroïne déchue. Elle compris à cet instant que le monde était pourri et si elle ne pouvait le changer elle le brulerait pour en forger un nouveau. Un monde dans lequel la noirceur des hommes ne pourrait être cachée à la vue de tous, un monde où le Paladin serai l’ombre et elle la lumière...

Ses pouvoirs :
Shadow Queen manipule les ombres.

Des ombres elle peut faire naitre des formes, des objets plus solide que le plus dur des métaux, des créatures gigantesques et terrifiantes toutes droit sorties de son imagination.

Elle peut aussi se recouvrir d’une armure d’ombres pourvue d’excroissances qui semble se mouvoir comme un être vivant. Quand elle fait ceci sa peau deviens grise, ses yeux deviennent entièrement noir comme une abysse et ses iris se mettent à luire d’une couleur argenté.

Elle peut modeler des ailes d’ombres pour se déplacer dans les airs.
Elle peut recouvrir une zone de ténèbres impénétrables ou encore étrangler un adversaire avec des tentacules d’ombres.

Dans le noir complet elle n’a pas de mal a se repérer car utilise deux excroissances d’ombres qu’elle modèle sur son crane (comme deux cornes) qui lui permettent d’envoyer de de recevoir de ondes de grande fréquence en les faisant vibrer, agissant comme un sonar.

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Drusserand
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Re: Les imparfaits

Message par Drusserand » jeu. 12 sept. 2013 13:46

Zalbraque
Image


Guillaume est un enfant unique née en France dans un famille de la classe moyenne très rapidement il a été pris d'un désire de changer le monde et pour se faire il est rentre a l'OSHM dans un bataillon spéciale basant les entraînements sur le développement ou l’apparition de faculté mentale. Mais l’expérience a avorter suite a de nombreux problème de sécurité. Quand les militaire arrivais a éveiller des pouvoir chez les cobayes .Ceux-ci devenaient fous, se suicidait et ou tuaient beaucoup de monde avant de mourir car le processus induisais une trop grand instabilité dans leur structure cérébrale. L’expérience fut arrêter et effacer des mémoires alors que son tour approchait et il en fut si dégoutter qu'il décida de mener a bien l’expérience .Pour se faire il se lia d'amitié avec un revendeur du marcher noir qui pouvait lui fournir les drogue et les machines abandonner lors du projet. Il fit des teste sur d'autre cobayes humain et ne réussit pas mieux que c'est prédécesseur Il finit pas utiliser c'est propre parent et les tuas se rendant conte de se qu'il avait fait il voulut en finir ou changer le monde et donc tenta lui même l'expérience cette fois si. A sa grande surprise il se réveilla doter de la capacité tant convoiter mais il se rendis conte que il ne pouvait en réalité que changer l'apparence des chose et pas les chose elle même . Du-coup il s'engagea dans une entreprise qu'il pensais capable de réaliser ses rêve.

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HK-47
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Re: Les imparfaits

Message par HK-47 » sam. 23 nov. 2013 21:45

ADDENDUM 2 : Opération Anomie

Ce document est la propriété intellectuelle du Fléau. Toute copie à des fins personnelles effectuée par un individu non autorisé sera punie sévèrement. TRÈS sévèrement.

Phase 1 : débordement

Objectif : déborder les forces de la justice pour assurer le bon déroulement du reste de l'opération

Déroulement :
1) Provoquer des évasions massives des principaux pénitenciers et centres de détention dans et autour de la région parisienne. Recommandation : employer des sbires sacrificiables à cette fin, car les pertes pourraient être importantes.
2) Soutenir les syndicats du crime, les gangs, les bandes ainsi que les criminels sus-mentionnés en leur donnant accès à des armes et des fonds monétaires, ainsi que des opportunités de s'en prendre aux forces de l'ordre, voire au super-héros.
3) S'ensuivra une forte vague de crimes dans la capitale, détournant l'attention de la police, des FAST et éventuellement des super-héros.

Phase 2 : attaque

Objectif : briser le moral de la population et les forcer à se retourner contre les soi-disant super-héros.

Déroulement :
1)Débuter injection du Z9 (voire Appendice 1) dans les hôpitaux parisiens. Créer plusieurs foyers d'infections primaires pour maximiser efficacité.
2) Lorsque la phase 1 atteint son paroxysme, s'emparer du quartier-général d'une chaîne de télévision nationale et diffuser le communiqué A1 (voir Appendice 2) et l'ultimatum associé.

Phase 3 : coup de grâce

Objectif : provoquer l'anomie dans la région parisienne afin de déstabiliser les forces de la justice dans tout le pays.

1) Profiter de la confusion pour s'emparer de la Tour Effeil et installer la bombe EM à son sommet.
2) Si la contre-attaque de l'OSHM est lancée, déclencher l'IEM.
3)
This is The End
Beautiful friend
This is The End
My only friend, The End
Of our elaborate plans, The End
Of everything that stands, The End
ADDENUM 3 – Une nuit aux urgences :

Une odeur familière d'ammoniaque et de savon anti-bactérien flottait dans l'air. Même les yeux fermés, je savais rien qu'à ce parfum familier mêlé à ces bruits de cris de douleur, des bips électroniques des appareils et de pas précipités que j'étais dans le département des urgences de l'hôpital Hôtel-Dieu de Paris. Je terminai de nouer le masque chirurgical au niveau de ma nuque et rouvris les yeux. L'entrée des urgences était la plus difficile à surveiller, du fait du nombre de passages. Le département était bondé, ce jour, et je savais pertinemment pourquoi.

Je marchais sans hésitation vers le département où se trouvait la banque du sang. Près de la porte d'entrée se tenait un policier corpulent, adossé au mur, les yeux rivés sur son téléphone portable.
« Carte d'accès, s'il-vous-plait, demanda-t-il en levant les yeux de ses messages.
Je brandis la carte que j'avais obtenue d'un médecin tué précédemment et modifiée.
- Merci, docteur Lloyd, dit-il avec un hochement de tête. Désolé de vous faire perdre votre temps, mais on a augmenté les mesures de sécurité avec tout ce qui se passe.
- Oh, je comprends, ne vous en faites pas.
- Enfin, m'est avis que surveiller cet endroit, c'est pas utile. Qu'est-ce qu'ils craignent, les administrateurs ? Que quelqu'un vole du sang ?
- On ne sait jamais, répondis-je avec un haussement d'épaules. Il y a de sacrés malades, là-dehors.
- Ouais... » marmonna-t-il en reportant son attention sur son téléphone cellulaire.

Je poussai la porte de la banque du sang et la refermai soigneusement derrière moi. La grande salle où je me trouvais baignais dans une lumière bleue. Les poches de sang étaient stockées dans de grands frigidaires à porte vitrée. Mon œuvre allait pouvoir commencer. Je sortis des poches de ma blouse les doses de Z9 et me saisis d'une seringue sur une table, dont j'otai le bouchon. J'ouvris l'un des frigos, remplis la seringue de la solution virale, puis enfonçait délicatement l'aiguille dans une poche de sang et y injectait 0,5 ml de produit. Pas plus, de sorte que l'on ne décèlerait aucune différence lorsque que la poche serait pesée.

Je procédai ainsi pour chaque poche de chaque frigo, plus de trois cent au total. Ce serait suffisant. Quand j'eus enfin terminé, il ne me restait plus qu'un dose du virus Z9, exactement comme je l'avais calculé. Je la rangeai dans la poche de mon pantalon et quittai la banque du sang.

Avant de partir, il me restait une chose à faire. Un objectif secondaire. Un bonus, en quelque sorte. C'était un plan que je préparais depuis quelques mois, depuis qu'un certain obstacle s'était dressé vers le chemin qui me mènerait tôt ou tard à la grandeur.

Après avoir parcouru un petit couloir, je pénétrai dans la chambre 114. C'était une pièce nue, presque entièrement vide à l'exception d'un lit et d'un moniteur EEG et ECG. Sur le lit se trouvait une femme jeune, les cheveux bruns et la peau très pâle. Ses yeux étaient clos, et l'avaient été depuis six mois aujourd'hui. Je me souvenais de son dossier médical par cœur. Je pris l'un de ses poignets, le soulevai légèrement, puis le laissai tomber. Aucune réaction musculaire. Elle était bien toujours dans un coma profond.

Je produisis une nouvelle seringue et chargeai la dose de Z9 à laquelle j'ajoutai un petit composé de ma fabrication. D'un geste précis, je fis pénétrer l'aiguille lentement dans sa carotide, jusqu'à atteindre le sommet de la moelle épinière. Cette fois-ci, j'injectai la dose entière, soit 50 ml. Il fallait que le produit fasse effet dans l'heure qui suit.

Mon office achevé, je redescendis au rez-de-chaussé et, après m'être lavé les mains, retournai à la section des urgences. Une infirmière aux bras chargés de dossiers m'aborda et m'en tendit un.
« Vous tombez bien, lança-t-elle avec un débit de mitraillette. J'ai un patient pour vous. Une fillette, sept ans. Un type a attaqué le magasin de sa mère et lui a tiré une balle dans la cuisse. Elle sort du bloc, mais il faut que quelqu'un la stabilise... et la réconforte »

Je me saisis du dossier et filai vers le coin du département où se trouvait la patiente. J'avais encore du temps. Il fallait que je sois là pour voir mon objectif secondaire s'accomplir. Je tirai un rideau et me retrouvait face à une petite fille, allongée sur un lit d'hôpital, la jambe droite couverte d'un épais pansement. Elle avait de courts cheveux blonds, un visage rond et elle pleurait en silence. Quand elle me vit, ses lèvres se retroussèrent en un sourire timide.
« Salut, dis-je d'une voix douce. Comment tu te sens ?
- Ca va mieux, répondit-elle d'une très petite voix. Mais j'ai mal.
- C'est naturel, la réconfortai-je en posant une main sur son épaule. Ca va aller.
- Est-ce que vous allez m'enlever ma jambe ? demanda-t-elle d'une voix si basse que je l'entendis tout juste.
Je jetai un rapide coup d'œil à son dossier, puis à sa jambe blessée.
- Bien sûr que non. Nous allons juste te donner un peu de sang pour remplacer celui que tu as perdu. D'accord ? »
Je reconnus la poche de sang fixée à l'intraveineuse fixée à son avant-bras. C'était une chance que je portais encore mon masque, elle n'aurait sans doute pas compris pourquoi je souriais.

Je restai à son chevet encore une quinzaine de minutes. En regardant par-dessus mon épaule, je crus apercevoir une silhouette familière. Excellent. Jusqu'ici, tout se passait exactement comme prévu. Tout à coup, la fillette poussa un petit sanglot de douleur, puis perdit connaissance tandis que son EEG sonna l'alerte.
« Fibrillation ventriculaire, criai-je. Chariot d'urgence ! »
Je profitai de ce qu'un médecin réanimateur assisté de deux infirmières s'occupait en hâte de ma patiente pour filer.

Je me retrouvai moins d'une minute plus tard dans les vestiaires. J'ouvris mon casier. Mon costume était là. Mon vrai visage également. Il m'attendait. Je l'enfilai et respirai profondément.
« Lève doucement les mains au-dessus de ta tête et retourne-toi lentement, lança une voix derrière moi.
Mon sourire s'élargit. Je m'exécutai.
- Monsieur Amiard, dis-je d'un ton aussi réjoui que l'on peut l'être en retrouvant un vieil ami.
Il n'avait pas changé, sinon que ses traits paraissaient plus usés -sous l'effet combiné de l'âge et de l'obsession. Il pointait sur moi un pistolet automatique.
- Inspecteur Amiard, si ça ne vous fait rien... docteur Irving MacAllister.
- Ha ! m'exclamai-je.
- Eh oui... murmura-t-il avec une expression victorieuse. J'ai fini par retrouver votre trace, ainsi que vos origines et votre dossier. Et je savais que vous finiriez par revenir ici. C'est là que vous avez pratiqué en tant qu'interne.
- Bien ! le félicitai-je. Très bien ! Vous êtes décidément mon seul ennemi de valeur. Je savais que nous avions en commun d'être plus intelligent que la horde de-
- Fermez-la, s'écria-t-il comme si je l'avais insulté. Oui, je sais tout sur vous, à présent. Je connais votre nom, je sais que vous avez travaillé pour l'OSHM dans le passé, tout comme je suis au courant de votre présent association avec l'un des derniers chefs de stance des Lost Children. En fait, la seule chose que j'ignore encore, c'est à quoi ressemble votre visage. J'admets que je suis dévoré de curiosité.
Il désigna ma tête de son arme.
- Hélas, j'ai bien peur que cela restera un mystère pour vous, mon pauvre ami.
- On verra ça, grogna-t-il en tirant une paire de menottes d'une de ses poches.
- Non, justement, nous ne verrons rien du tout. Vous me décevez, Amiard. J'aurais cru que vous auriez tout de suite compris pourquoi vous ne m'aurez pas non plus, aujourd'hui.
- Qu'est-ce que vous racontez encore ? Vous allez me faire croire que vous avez un plan pour vous tirer d'ici ? Pas à moi, MacAllister. Je ne suis pas assez stupide pour que vous me bluffiez.
- Je n'essaie pas de bluffer qui que ce soit, inspecteur. Vraiment, vous ne voyez pas ? Cet hôpital ne renferme pas que des souvenirs de ma vie passée.
Il fronça les sourcils et ses lèvres se crispèrent.
- Oh, vous avez oublié. C'est bien normal. Vous ne lui rendez même plus visite, la pauvre. Je me suis demandé pourquoi, d'ailleurs. La réponse était évidente. La culpabilité. De la voir vous rappelait votre échec.
Ses yeux s'écarquillèrent avec horreur.
- Non... »

A cet instant, des hurlements de terreur et de douleur s'élevèrent. Des bruits de fracas et de verre brisé vinrent s'y mêler. Amiard jeta un coup d'œil derrière lui, puis m'empoigna fermement par l'épaule et me traîna hors du vestiaire.

Dans les urgences régnait maintenant un superbe chaos qui me laissa muet d'admiration. Tous, hommes, femmes et enfants, courant, criant, hurlant, pleurant, implorant, rampant au sol dans des flaques de leur propre sang. Mes créatures, enfin réveillées, mordaient, griffaient, déchiquetaient tout ce qui tombait à porter de leurs mâchoires. Des infirmières tentaient de les repousser à l'aide d'armes improvisées, offrant à leur misérables vies quelques malheureuses secondes supplémentaires. J'aperçus ma petite patiente, penchée sur un policier et occupée à lui dévorer un œil, tirant sur le nerf optique sans parvenir à le déchirer. C'était attendrissant. Amiard me tira loin de la scène et m'amena dans un couloir adjacent.
« Qu'avez-vous fait, espèce de salopard ? s'égosilla Amiard.
- Un jour nouveau vient de se lever, inspecteur. Le jour Z. Mon jour. C'est magnifique, n'est-ce pas ?
- Fumier ! s'écria-t-il en me jetant à terre.
Il pointa de nouveau son pistolet vers mon visage, la rage animant chacun de ses traits.
- Hervé ? dit une nouvelle voix. Une voix féminine.

Amiard se tourna et je vis des larmes apparaître au creux de ses yeux. Elle était là, devant lui. Debout et éveillée. Marie Amiard.
- M-Marie, balbutia-t-il en s'approchant lentement d'elle, comme s'il ne parvenait pas à en croire ses yeux. Tu...
- Hervé, répéta-t-elle en entourant de ses bras les épaules de son époux.
- Tu vas mieux, fit-il. C'est...
- Ca va.. J'ai... j'ai la tête qui tourne. Je... oh...
- Ne bouge pas, dit Amiard. Reste calme. Je suis là. Ca va aller.
- Oh, c'est adorable, dis-je en me retenant de vomir.
- Vous, me rabroua-t-il en me tenant en joue, restez où vous êtes et ferm-

Il s'interrompit et ses yeux se firent aussi ronds que des soucoupes. Je lus dans son regard qu'il avait enfin compris. Je savourai pendant un instant qui me parut durer une éternité le désespoir qui naquit sur son visage. Tout ce passa alors en un éclair. Marie se jeta sur lui, poussant un cri désarticulé, les yeux injectés de sang. Ses dents claquèrent à quelques millimètres de la gorge de son mari qui était parvenu à la retenir de justesse en la tenant au menton d'une main, l'autre tenant toujours son arme vers moi.
- Marie, non ! cria-t-il, la voix brisée.

Marie et lui tombèrent au sol, Amiard lui tenant toujours le crâne, gardant chaque centimètre de sa peau à distance de sa morsure. Je me relevai nonchalamment et les laissai là. J'aurais payé très cher pour voir mon ennemi juré servir de repas à son épouse mort-vivante, mais la seconde phase de mon plan principal m'attendait. En outre, et bien que je me répugnais à l'admettre, ce n'était sûrement pas la fin d'Amiard. Il était borné, aveuglé par ses principes et sa morale, mais il ne manquait pas de ressources. A n'en pas douter, il survivrai à cette épreuve. Tant mieux. Le plus amusant était encore à venir. C'eut été dommage qu'il ne put assister à mon triomphe.

Je pressai le pas et quittai l'hôpital, mes créatures s'écartant sur mon chemin. Je faisais face au soleil levant. C'était un jour nouveau.
« Quelle autre échappatoire que le rire, sinon le suicide, poil aux rides ? » Pierre Desproges

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